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Michael Hastings: les mails qui alimentent le mystère autour de la mort du journaliste

Michael Hasting lors d'une émission de télévision, capture d'écran

Michael Hasting lors d'une émission de télévision, capture d'écran

Le mystère autour de la mort du journaliste d’investigation américain Michael Hastings ne cesse de s’épaissir. Comme nous vous le rapportions la semaine dernière, la mort de Michael Hastings, journaliste de 33 ans, dans un accident de voiture dans la nuit du lundi 17 au mardi 18 juin à Los Angeles, a entraîné de nombreuses théories du complot sur Internet, alimentées par un message posté sur le fil Twitter de Wikileaks qui affirme que le journaliste aurait contacté l'avocate de l’organisation quelques heures avant l'accident pour lui dire que le FBI enquêtait sur lui:

Vendredi 21 juin, un nouvel élément troublant s’est rajouté à l’affaire: Michael Hastings a écrit un email à ses collègues quelques heures avant de mourir dans lequel il disait que ses «amis proches et ses associés» se faisaient interroger par le FBI et qu’il allait «disparaître des radars quelques temps».

Le journaliste y écrivait aussi qu’il était «sur un gros coup» selon la chaîne de télévision KTLA, qui a publié une copie du mail envoyé par Hastings lundi 17 juin vers 13h.  

Michael Hastings est mort vers 16h30 mardi matin dans un accident de voiture n’impliquant que son véhicule, qui a fini calciné. Le sergent Joseph Biggs, qui a connu Hastings en Afghanistan, a fourni une copie de l’email à la chaîne de télévision.

Joseph Biggs, qui était en copie cachée de l’email, a déclaré:

«Ça m’a beaucoup inquiété. Je me suis simplement dit que cela ne lui ressemblait pas. Je ne sais pas, j’avais juste cette impression et cela m’a vraiment tracassé.»

Le FBI a affirmé qu’Hastings, dont le plus grand fait d’armes était son interview en 2010 du général McChrystal, alors chef militaire de l'Otan en Afghanistan, qui a conduit à la démission forcée de ce dernier (et son remplacement par David Petraeus), ne faisait l’objet d’aucune enquête.

Voici l’email entier, dont le sujet était «Enquête du FBI, re: NSA»:

«Hey [effacé] le FBI interroge mes amis proches et associés. Peut-être que si les autorités arrivent au "Buzzfeed GQ", euh HQ [Pour Headquarters, le siège de l'entreprise en français], il serait sage de demander immédiatement un avocat avant toute conversation ou interview sur nos pratiques de collecte d’information ou d’autres questions liées au journalisme.

Aussi: je suis sur un gros coup, et je dois disparaître des radars pendant quelques temps.

Cordialement, et j’espère vous voir tous bientôt.

Michael»

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