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Palestine: l'intronisation et la démission du Premier ministre Rami Hamdallah résumées en deux tweets

Florian Reynaud, mis à jour le 20.06.2013 à 19 h 01

Rami Hamdallah. REUTERS/Mohamad Torokman.

Rami Hamdallah. REUTERS/Mohamad Torokman.

Ce fut court: le premier ministre de l'Autorité palestinienne, Rami Hamdallah, a présenté sa démission ce jeudi 20 juin, après moins de trois semaines de pouvoir. Annoncée à l'AFP par des sources gouvernementales, l'information a été officialisée par sur son compte Twitter. Un compte où il n'a tweeté que deux fois, pour annoncer sa nomination... puis sa démission, comme l'ont noté les journalistes Grégory Philipps et Joseph Dana.

Deux tweets symboliques, donc, du passage éclair de Rami Hamdallah, qui avait prêté serment le 6 juin. Le désormais ex-Premier ministre, universitaire et président de l'université de Naplouse, aurait démissionné à cause de conflits avec ses deux vice-Premiers ministres.

Il avait été nommé par Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, suite au départ de Salam Fayaad. Son predecesseur, démissionnaire le 13 avril, avait lui conservé le pouvoir pendant cinq ans. Mais son temps était compté depuis l'accord de réconciliation signé fin avril en Egypte entre l'Autorité palestinienne et le Hamas de Khaled Mechaal.

A 54 ans, Rami Hamdallah était considéré comme un modéré. Selon le Telegraph:

«En tant qu'indépendant, M. Hamdallah a pu se retrouver avec une marge de manoeuvre assez faible dans son cabinet, dominé par les membres du Fatah de Mahmoud Abbas. Son manque d'experience politique —il est professeur de linguistique, a été président de l'université nationale An-Najah de Cisjordanie depuis 1998—, a pu gripper la mécanique.»

Car l'homme est d'abord connu comme un grand universitaire qui aurait, expliquait il y a dix jours le quotidien israélien Haaretz, bâti un véritable «empire». Le nom de son université, An-Najah, veut d'ailleurs dire «succès»:

«[Même au gouvernement] il continue de s'occuper de l'université. En tant que Premier ministre, il est encadré par deux vice-Premiers ministres, lui laissant le temps de gérer les affaires [d'An-Najah]. Officiellement, Hamdallah est à la tête du gouvernement de transition jusqu'au 14 août: c'est la date butoir pour établir un gouvernement d'union nationale avec le Hamas et le Fatah. Peu imaginent que cet évènement se réalisera, mais pendant ce temps là, il n'est pas besoin de nommer un nouveau dirigeant à l'université.»

Florian Reynaud

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