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Présidentielles en Iran: le modéré Hassan Rohani élu dès le premier tour

Temps de lecture : 2 min

Le candidat Hassan Rohani dans un bureau de vote de Téhéran. REUTERS/Yalda Moayeri
Le candidat Hassan Rohani dans un bureau de vote de Téhéran. REUTERS/Yalda Moayeri

Avec 50,71% des voix, Hassan Rohani a été porté par les électeurs au pouvoir dès le premier tour. Le résultat a été annoncé à la télévision par le ministre de l'Intérieur iranien, Mostafa Mohammad-Najjar. Il succède à Mahmoud Ahmadinejad, qui était à la tête du pays depuis huit ans.

Rohani vient donc de créer la surprise en étant préféré par le peuple iranien aux courants conservateurs représentés par trois candidats: «le maire de Téhéran, l’ex-chef des Gardiens de la révolution et l’actuel chef des négociateurs nucléaires, tous proches de l’ayatollah Khamenei», précise le site de RFI, qui ajoute que ce candidat qui n'est pas présenté comme réformateur, a su néanmoins créer cette «union sacrée entre réformateurs et modérés [qui] a mobilisé une grande partie de l'électorat modéré» en sa faveur. En face, les conservateurs n'ont pas réussi à se regrouper dès le premier tour.

Alors qu'en 2009, la réélection contestée du président sortant Ahmadinejad avait provoqué des tensions et des affrontements au soir du scrutin, le pays est resté calme après l'annonce des résultats.

Si le guide suprême Komenei garde la main sur les grands dossiers, comme le nucléaire et les relations internationales, l'élection dès le premier tour du nouveau président lui confère une légitimité qui donnera peut-être au courant qui le soutient une légitimité pour peser sur l'avenir du pays. Rohani a par exemple évoqué la possibilité de discussions directes avec les Etats-Unis. L'Iran souffre, à cause de son programme nucléaire, d'un isolement international et de sanctions économiques de la part des Etats-Unis et de l'Union européenne.

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Or les électeurs ont, selon les analystes, été principalement motivés par les enjeux économiques. Négociateur en chef du dossier nucléaire de 2003 à 2005, Rohani a privilégié dans cette mission le compromis pour sortir l'Iran de l'impasse, ce qui lui avait même valu d'être qualifié de «traître» pour ce comportement par l'ancien président Ahmadinejad.

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