Attaque de Woolwich: des «femmes courageuses» sont intervenues pour protéger la victime

La scène du meurtre du soldat à Londres, le 22 mai 2013. REUTERS/Stefan Wermuth.

La scène du meurtre du soldat à Londres, le 22 mai 2013. REUTERS/Stefan Wermuth.

Une scène d’une violence rare a eu lieu à Woolwich, dans la banlieue sud-est de Londres, mercredi 22 mai. Deux hommes ont renversé en voiture un soldat de l’armée britannique avant de le tuer à coups de machette.

L’attaque a eu lieu en plein jour et les deux suspects, qui avaient l’air «de vouloir être arrêtés», selon un témoin interviewé par la BBC, ont attendu la police tout en cherchant à justifier leur crime à la foule, «jurant» par «Allah le Tout-Puissant» qu’ils «n’arrêteraient jamais de se battre» pour Lui. (Le conseil musulman de Grande-Bretagne a immédiatement publié un communiqué affirmant que cet acte «n’a pas de fondement dans l’Islam.»)

La police a mis 20 minutes à arriver sur les lieux, tirant finalement sur les deux hommes, qui ont été transportés à l'hôpital. Mais entre temps, ce sont des femmes qui sont intervenues pour tenter de protéger la victime, rapporte le Telegraph:

«Après que les hommes aient tiré le corps du soldat sur la route, des témoins ont dit que des "femmes courageuses" faisaient bouclier pour éviter que le soldat ne soit l'objet de nouvelles attaques. Les hommes les surplombaient, brandissant leurs armes.»

Des vidéos filmées par un portable montrent une femme couchée sur le corps et deux autres femmes debout devant la victime, «faisant obstacle aux agresseurs», décrit l’article.

Les deux suspects ont menacé plusieurs passants avec un pistolet, plusieurs couteaux et une machette. Dans une vidéo non-authentifiée, on voit l’un des deux hommes, les mains ensanglantées, machette à la main, expliquer:

«Nous demandons pardon aux femmes qui ont dû assister à cette scène aujourd’hui, mais dans nos pays, les femmes doivent voir la même chose.»

Ingrid Loyau-Kennett, 48 ans, était l’une des femmes en question. Dans une interview au Guardian, elle raconte qu’elle se trouvait dans un bus quand elle a aperçu le corps. Ayant une formation de premiers secours, elle est immédiatement sortie:

«Je me suis approchée du corps et une dame était assise là, et elle m’a dit qu’il était mort. Elle avait essayé de l'installer plus confortablement en mettant quelque chose sous son dos et une veste sur sa tête. […]

Puis un homme noir avec une casquette noire, un revolver dans une main, un couperet dans l’autre, est arrivé. Il était très exalté et m’a ordonné de ne pas m’approcher du corps. Je n’ai pas ressenti grand chose. Je n’ai pas eu peur car il n’était pas ivre ni sous l’effet de drogues. Il était normal. Je pouvais lui parler, il voulait parler… Donc c’est ce que l’on a fait.»

D.D.

 

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