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Boston: Dzhokhar Tsarnaev aurait écrit une confession pendant qu'il se cachait dans la bateau

Slate.com, mis à jour le 17.05.2013 à 9 h 51

Photo de Dzhokhar et Tamerlan Tsarnaev diffusée par le FBI.

Photo de Dzhokhar et Tamerlan Tsarnaev diffusée par le FBI.

CBS News fait le point sur les dernières informations concernant l’enquête sur les attentats de Boston. Des sources anonymes proches de la police disent maintenant que Dzhokhar Tsarnaev a écrit une confession à la va-vite avant d’être découvert par la police, en avril dernier.

Le jeune homme de 19 ans aurait laissé sa confession sur l’une des parois du bateau dans lequel il s’était réfugié après avoir été blessé dans une fusillade avec la police quelques heures plus tôt:

«La lettre, écrite au stylo sur l’un des murs de la cabine, disait que les bombardements constituaient un châtiment contre l’intervention de l’armée américaine en Afghanistan et en Irak et disait que les victimes de Boston étaient des dommages collatéraux de la même manière que les musulmans ont souffert des guerres menées par les Américains.

“Quand vous attaquez un musulman, vous attaquez tous les musulmans”, ajoutait Dzhokhar Tsarnaev.

Dzhokhar y expliquait qu’il ne pleurait pas son frère Tamerlan, l’autre suspect des bombardements, écrivant que celui-ci était un martyr au paradis –et qu’il s’attendait à l’y rejoindre.»

Sur CNN, Susan Candiotti a déjà confirmé la plupart des détails de ce qu'écrit CBS, bien que ses sources offrent des informations plus vagues et ne donnent pas la citation sur les «musulmans».

Si ces informations sont avérées, ces notes écrites à la main corroborent l’histoire racontée par Tsarnaev aux autorités pendant les interrogatoires préliminaires après sa mise en garde à vue. Contrairement à sa confession présumée, qui aurait eu lieu avant qu’on lui lise ses droits, cette note serait probablement admissible devant la justice, une preuve importante pour le procureur fédéral qui attaque Tsarnaev.

L’existence de cette confession a dû donner confiance aux autorités fédérales quand elles ont décidé d’interroger Tsarnaev sous l’exception de sécurité publique, sans lui lire ses droits. Toutefois, même s’ils se savaient capables d’obtenir une condamnation, cela ne veut pas dire qu’ils ont eu raison de le faire (même sans la note en question, le FBI semble disposer de beaucoup de preuves incriminant les frères Tsarnaev).

Josh Voorhees

Traduit par Daphnée Denis

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