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Italie: Gulio Andreotti, «il Divo», est mort

Grégoire Fleurot, mis à jour le 06.05.2013 à 14 h 38

Giulio Andreotti au Sénat à Rome le 29 avril 2006, REUTERS

Giulio Andreotti au Sénat à Rome le 29 avril 2006, REUTERS

Giulio Andreotti, homme d’Etat qui a été pendant plus de quarante ans au pouvoir en Italie et symbolise à lui seul la démocratie-chrétienne du pays, est mort ce lundi 6 mai 2013 à Rome, ville où il était né 94 ans plus tôt.

En France, les non-spécialistes de politique italienne ont découvert ce personnage en 2008 avec la sortie du film Il Divo de Paolo Sorrentino, récompensé par le prix du jury au festival de Cannes.

Un film à charge où Andreotti est décrit comme un machiavel cynique aux liens troubles avec le Vatican et la mafia, accusé d’être impliqué dans plusieurs morts suspectes et autres attentats qui ont marqué la deuxième partie du XXe siècle en Italie.

«Pour quelqu’un qui fait de la politique, il vaut mieux être critiqué qu’ignoré», a déclaré Andreotti après avoir vu le film. La liste des surnoms qui lui ont été attribués au fil des ans –«le Renard», «le Sphinx», «Belzébuth», «l'Inoxydable», «le Petit Bossu», «le Pape noir» ou encore «il Divo» en référence à Jules César– suffit pour comprendre qu’il n’a pas laissé indifférent dans un pays où il a été sept fois président du Conseil et 25 fois ministre de 1954 à 1992.

Grégoire Fleurot
Grégoire Fleurot (799 articles)
Journaliste
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