C'est dans l'actu

« article précédent

article suivant »

L'histoire de la photo virale des explosions au marathon de Boston

Bill Iffrig, pris en photo par John Tlumacki pour le Boston Globe, le 15 avril 2013.

Quatre heures après le début du marathon de Boston, lundi 15 avril 2013 aux États-Unis, deux bombes explosent sur la ligne d'arrivée, à quinze secondes d'intervalle. Selon le bilan officiel provisoire de la police, trois personnes seraient mortes et une centaine seraient blessées.

La photographie de Bill Iffrig prise par le photographe du Boston Globe John Tlumacki a été énormément reprise, par les sites comme par les journaux.

Le marathonien âgé de 78 ans était proche de la ligne d'arrivée lorsque le souffle de la première bombe l'a projeté au sol, raconte le site Syracuse. Il s'en tire avec quelques égratignures.

«Je n'étais qu'à un mètre et demi de la ligne d'arrivée, confie-t-il. C'était vraiment très fort.»

Mark Iffrig raconte qu'il suivait l'évolution de son père sur Internet, indique Syracuse. Lorsqu'il constate que Bill Iffrig a franchi la ligne d'arrivée, il s'empresse de poster la nouvelle sur Facebook, où il apprend l'attentat. Mark téléphone immédiatement à son père.

«C'est horrible. Il a dit que c'était une explosion étourdissante. Il était un peu hébété. Quelqu'un l'a aidé. Il n'était qu'à quelques mètres de la ligne d'arrivée.»

Ce quelqu'un, ce sont les officiers de policen présents sur la photographie. Au moment où celle-ci a été prise par John Tlumacki, une seconde explosion retentit.

Le photographe du quotidien américain The Boston Globe couvrait l'arrivée du marathon losque la première bombe a explosé. Il décrit au Time un «tohu-bohu» de fumée, de cris et de sang.

«La percussion de cette explosion a projeté mes appareils photos en l'air. Juste devant moi, un des coureurs est tombé, soufflé par l'explosion. Mon instinct m'a dit... Peu importe ce qu'il m'a dit, je suis un photographe, c'est mon métier. J'ai couru vers l'explosion, vers la police. Ils avaient tiré leur arme.»

Des coureurs et des spectateurs gisent au sol blessés. Dix personnes seront amputées, indique CNN selon un premier bilan.

«La première chose que j'ai vu, ce sont des membres arrachés. Des quantités massives de sang qui semblaient des impacts de balles dans le dos de certaines personnes. Et beaucoup de colère. Les gens étaient juste en colère.»

John Tlumacki prend plusieurs photographies. Sur l'une d'elles, un homme réconforte une femme grièvement blessée.

«A ce moment-là, un flic est venu vers moi. Il m'a attrapé et dit: "faites-moi une faveur. N'exploitez pas la situation." Cette phrase a raisonné en moi. […] Lorsque vous couvrez ce genre d'événement en tant que journaliste, il vous hante. Je ne veux plus jamais avoir à faire ça de nouveau.»

0 réaction

« article précédent

article suivant »

OUTILS
> taille du texte