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Attaques de Boston: Sécuriser un marathon, c'est possible?

Daphnée Denis, mis à jour le 16.04.2013 à 5 h 23

Après les explosions à l'arrivée du marathon de Boston, les organisateurs du marathon de Londres prévoient de renforcer la sécurité de l'évènement.

Une jeune femme se fait consoler après avoir été témoin des explosions à Boston. (REUTERS)

Une jeune femme se fait consoler après avoir été témoin des explosions à Boston. (REUTERS)

Après les deux explosions à l’arrivée du marathon de Boston, la ville de Londres a annoncé renforcer les mesures de sécurité prévues pour son propre marathon, dimanche 21 avril. «Notre plan de sécurité est organisé en coordination avec la police métropolitaine, et nous les avons contactés aussi tôt que nous avons entendu la nouvelle», a affirmé le PDG de la course londonienne, Nick Bitel, à Bloomberg. Peut-on réellement sécuriser un marathon?

Pas d’après Juliette Kayyem, ancienne assistante secrétaire au Département de sécurité intérieure des Etats-Unis, qui a également travaillé sur la sécurité du marathon de Boston quand sportif quand elle travaillait pour le gouverneur du Massachussetts Deval Patrick. «Il n’y a pas de bonne manière de sécuriser une ligne d’arrivée», a-t-elle twitté après les explosions.

C’est la raison pour laquelle les organisateurs d’un marathon font d’importants préparatifs ainsi que des exercices préventifs plusieurs semaines en avance de la course. «Tout le monde s’y met, les pompiers, les gestionnaires d’urgence, les officiers de police, les employés sur place et les autorités locales», a expliqué Lou Marciani, le directeur du National Center for Spectator Sports Safety and Security à la BBC.

Comme le souligne Marciani, le problème posé par les évènements comme le marathon de Boston, c’est qu’ils sont en plein air. Contrôler toutes les personnes présentes est impossible, d’autant que les potentiels assaillants peuvent très bien se déguiser en coureurs ou se mêler au public.

La police doit donc faire appel à des chiens renifleurs de bombes, comme elle l’a fait à Boston.  Ceux-ci sont entraînés à reconnaître la plupart des ingrédients présents dans les explosifs après y avoir été exposés 120 fois par jour pendant dix semaines, comme l’ont rappelé nos collègues de Slate.com. Encore une fois, pourtant, la distance sur laquelle les chiens doivent être déployés, 42 kilomètres, complique la tâche.

Marciani estime donc qu’il va falloir miser sur «le développement technologique de capteurs capables de détecter les explosifs» sur des aires plus vastes. Mais pour l’instant, aucun marathon ne peut être sécurisé à 100%.

D.D.

Daphnée Denis
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