Monde

Michelle Obama s'implique personnellement dans le débat sur le port d'armes

Temps de lecture : 2 min

La Première Dame en a fait une affaire personnelle lors d'un discours émouvant à Chicago.

Capture d'écran de la vidéo du discours (via Slate.com)
Capture d'écran de la vidéo du discours (via Slate.com)

Citant la mort de l’adolescente Hadiya Pendleton, tuée par balles deux jours après s’être produite avec les majorettes de son école à l’inauguration de Barack Obama, Michelle Obama a pris position sur le port d’armes dans un discours ému face aux plus grands hommes d’affaires de Chicago.

La Première Dame a fait écho aux remarques de son époux après la mort de Trayvon Martin, cet adolescent noir abattu de sang froid par un homme qui patrouillait volontairement dans une résidence privée en Floride l’année dernière. Obama avait alors marqué les esprits affirmant que s'il avait eu un fils, «il aurait ressemblé à Trayvon».

Michelle Obama, qui a grandi au sud de Chicago comme la jeune fille décédée, a affirmé:

«Hadiya Pendleton, c’était moi, et moi, j’étais comme elle

Puis, elle a poursuivi:

«Mais en grandissant, j’ai eu l’opportunité d’aller à Princeton et à l’école de droit de Harvard. J’ai eu une carrière, une famille, et la vie la plus heureuse que j’aurais pu imaginer.

Et Hadiya dans tout ça? Cette histoire est bien trop familière. Juste une semaine après s’être produite à l’inauguration de mon mari, elle est allée dans un parc avec des amis. Et on lui a tiré dans le dos. Parce qu’un gamin croyait qu’elle faisait partie d’un gang. La famille de Hadiya avait tout réussi, et pourtant, on ne lui a laissé aucune chance.

Cette histoire, celle de la vie et de la mort de Hadiya, on la lit jour après jour, mois après mois, année après année. Dans cette ville. Dans ce pays. Je ne parle pas de quelque chose qui a lieu dans une zone de guerre à l’autre bout du monde. Je parle de ce qui se passe dans la ville qu’on appelle notre foyer. La ville où nous élevons nos enfants.»

Michelle Obama était allée à l’enterrement de Hadiya Pendleton en février dernier. Après son discours de mercredi, la Première Dame est allée à Harper High School, un lycée où 29 étudiants ont été blessés par balles en un an.

Dans son discours, la Première Dame s’adressait en particulier aux communautés souffrant de la violence des gangs, mais lors de son voyage à Chicago, elle a clairement fait allusion aux efforts du président américain pour réformer les lois relatives au port d’armes, après le massacre du Connecticut.

Cette semaine, la Maison Blanche a fait pression pour passer des lois de régulation de vente de munitions aux Etats-Unis. Lundi, le président a fait un discours dans le Connecticut, accompagné des membres de la famille des jeunes victimes de Newtown. Le lendemain, ces mêmes familles se sont rendues à Washington pour faire du lobbying en faveur du contrôle du port d’arme. Le Congrès américain votera pour la première fois sur la question ce jeudi 11 avril.

Abby Ohlheiser

Traduit par Daphnée Denis

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