C'est dans l'actu / Monde

Pas d'obsèques privatisées pour Margaret Thatcher

Temps de lecture : 2 min

Ni d'obsèques nationales, mais des «obsèques cérémoniales».

Margaret Thatcher le 1er novembre 2010, après un séjour à l'hôpital. REUTERS/Andrew Winning
Margaret Thatcher le 1er novembre 2010, après un séjour à l'hôpital. REUTERS/Andrew Winning

Margaret Thatcher n'aura pas d'obsèques nationales, a annoncé le porte-parolat du Premier ministre britannique, mais elle aura un «ceremonial funeral» à la Cathédrale Saint-Paul soit le même type d'obsèques que la princesse Diana ou la reine-mère:

«Downing Street peut annoncer que, avec l'accord de la reine, Lady Thatcher recevra des obsèques cérémoniales avec des honneurs militaires

Les différences entre obsèques nationales et obsèques cérémoniales sont légères sur la forme: si ses funérailles suivent la tradition, le cercueil de Margaret Thatcher devrait être tiré par des chevaux, et non pas transporté par des marins, lors de la procession. Les Britanniques qui le souhaitent devraient ensuite pouvoir lui rendre hommage en se rendant auprès du cercueil avant qu'il soit mis en terre.

C'est en tout cas ce qui s'était passé pour Diana et la reine-mère, mais le Daily Mail affirmait en 2011 que Margaret Thatcher ne voulait pas que le public se rende devant son cercueil. Downing Street a précisé que des détails sur la cérémonie seraient bientôt communiqués.

Les obsèques nationales sont normalement réservées aux monarques, même si exception a été faite pour certaines personnalités de la vie civile, comme Winston Churchill. Une motion parlementaire est nécessaire pour qu'une cérémonie obtienne le statut d'obsèques nationales.

Et pourquoi pas des obsèques privatisées?

L'annonce réjouira de nombreux Anglais, qui s'étaient offusqués de l'idée d'obsèques nationales pour la femme politique fin 2011, comme on vous l'expliquait à l'époque.

Le chroniqueur politique en chef du Telegraph estimait alors que même si «elle a été une grande femme, un des six ou sept plus importants locataires de Downing Street en trois siècles», lui accorder des obsèques nationales constituerait «une insulte à beaucoup d’honnêtes patriotes», vu sa figure polémique.

Scott Morgan n'aura pas gain de cause. Ce Britannique avait lui lancé une pétition en ligne réclamant que les obsèques de Margaret Thatcher «soient financées et gérées par le secteur privé pour offrir le maximum de valeur et de choix pour les usagers», ce qui permettrait également de «tailler dans les dépenses publiques et de prouver une fois de plus les mérites de l’économie libéralisée dont elle a été le fer de lance». Mais comme on l'expliquait plus haut, les ceremonial funeral ne sont pas très différentes des obsèques nationales, et ne sont pas financées par le secteur privé.

L’idée était jugée «brillante» par un chroniqueur du Guardian, selon qui elle constituerait «un hommage approprié à son héritage idéologique»… et permettrait de gagner de l’argent en vendant des tickets pour la cérémonie, les droits de retransmission télévisée ou des produits dérivés:

«Les occasions de vendre des souvenirs de Thatcher (une photo d’elle avec Pinochet, Monsieur?) seraient sans fin. Cela pourrait même doper notre économie défaillante.»

C.D.

Cécile Dehesdin Rédactrice en chef adjointe

Newsletters

«Chère Agnès Buzyn, contre le fléau du tabagisme, encore un effort!»

«Chère Agnès Buzyn, contre le fléau du tabagisme, encore un effort!»

Ministre des Solidarités et de la Santé, vous venez, enfin, d’annoncer la gratuité des médicaments du sevrage tabagique. Merci. Il vous reste encore à sortir de votre déni des vertus de la cigarette électronique. Des dizaines de milliers de vies sont en jeu.

Il y a 300 pétitions en faveur de Snowden sur Change.org, pas sûr que la dernière change la donne

Il y a 300 pétitions en faveur de Snowden sur Change.org, pas sûr que la dernière change la donne

...

Que sont devenus les animateurs du Printemps de Pékin?

Que sont devenus les animateurs du Printemps de Pékin?

Le responsable du syndicat étudiant de l’Université de Pékin est devenu «un banquier milliardaire».

Newsletters