Égalités / Monde

Barbie n'est pas la bienvenue à Berlin

Temps de lecture : 2 min

Image issue de la page Facebook Occupy Barbie-Dreamhouse
Image issue de la page Facebook Occupy Barbie-Dreamhouse

Le 16 mai prochain, une maison de poupée Barbie géante ouvrira ses portes à Berlin aux abords de l'Alexanderplatz, annonce le quotidien Die Tageszeitung.

Sur 2.500 m2, les enfants pourront découvrir pendant trois mois l'intérieur de la «Dreamhouse» en plastique rose de la célèbre poupée mannequin et participer à des ateliers de pâtisserie, se faire coiffer et maquiller et apprendre à défiler comme un «fashion model» ou à chanter comme une «popstar».

Tout un programme. Qui n'est pas du tout du goût de la Linksjugend-[’solid] de Berlin-Neukölln, un mouvement qui rassemble des jeunes militants d'extrême gauche, qui appelle à boycotter l'ouverture de la Dreamhouse. Comme l'explique son porte-parole Michael Koschitzki au Tageszeitung:

«Quand nous avons entendu parler de la maison de Barbie, il a été évident pour nous qu'il fallait protester. Nous ne voulons pas que les petites filles soient exposées dès le plus jeune âge à la propagande sexiste.»

Pour Franziska Sedlak, une autre militante opposée au projet, qui s'exprime dans le quotidien d'extrême gauche Junge Welt, Barbie est porteuse d'un message «réactionnaire»:

«Il est suggéré que le seul rôle de la femme serait d'être belle, de porter des chaussures à talons hauts et d'avoir à tout moment un gâteau en train de cuire dans le four. Des modèles de comportement sont ainsi déjà transmis durant l'enfance, qui ont ensuite une influence tout au long de la vie.»

Le groupe de militants berlinois a créé une page Facebook Occupy Barbie-Dreamhouse qui a déjà recueilli plus de 600 likes en quelques jours. L'idée de départ était d'occuper la maison de poupée géante, sur le modèle du mouvement Occupy, mais a finalement été abandonnée par crainte d'effrayer les enfants.

A la place, un sit-in sera organisé devant la maison rose le jour de l'inauguration. Comme l'explique Michael Koschitzki:

«Le bien-être des enfants passe avant tout pour nous.»

Newsletters

Jeanne d'Arc, icône LGBT+

Jeanne d'Arc, icône LGBT+

Depuis le XVe siècle, la paysanne devenue chevalière puis sainte, fascine. On ne compte plus celles et ceux qui la considèrent comme défenseuse de leurs valeurs. Après l'extrême droite, la communauté LGBT+ tient à le dire: Jeanne est à elle.

La baronne dada, «cancellée» par Duchamp, aurait dû être l'artiste la plus influente du XXe siècle​

La baronne dada, «cancellée» par Duchamp, aurait dû être l'artiste la plus influente du XXe siècle​

On doit l'urinoir, première œuvre conceptuelle, à Elsa von Freytag-Loringhoven. Marcel Duchamp l'a promptement effacée de l'histoire et n'a pas été le seul à usurper son talent.

Stéréotypes de genre: le monde du surf a du pain sur la planche

Stéréotypes de genre: le monde du surf a du pain sur la planche

Les fantasmes liés à l'imaginaire du surf transforment la pratique en compétition, contraignent les corps et reconduisent des stéréotypes souvent caricaturaux.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio