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Merkel et Hollande snobent le projet européen de Cameron

Grégoire Fleurot, mis à jour le 02.04.2013 à 13 h 32

François Hollande, Angela Merkel et David Cameron lors d'un sommet de l'Otan à Chicago le 20 mai 2012, REUTERS/Philippe Wojazer

François Hollande, Angela Merkel et David Cameron lors d'un sommet de l'Otan à Chicago le 20 mai 2012, REUTERS/Philippe Wojazer

François Hollande et Angela Merkel ont refusé de participer à une étude de réexamen de la relation entre Bruxelles et les Etats membre européens lancée par David Cameron. The Guardian qualifie le refus de «revers majeur» pour le Premier ministre britannique, et y voit une «preuve de son isolement croissant en Europe après la décision de promettre un référendum sur l’adhésion de son pays à l’Union européenne».

Le projet, intitulé «réexamen de l'équilibre des compétences», a été présenté par le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague en juillet 2012 et était destiné à passer en revue la répartition des pouvoirs entre les Etats et l’Europe. La Grande-Bretagne a envoyé des lettres, qualifiées de «questionnaires» par Paris et Berlin, aux 26 autres membres pour leur demander leur avis sur l’impact de la législation européenne sur des domaines allant du marché unique à l’environnement.

Mais la France et l’Allemagne ont estimé que l’exercice avait surtout à voir avec le débat interne britannique sur l’appartenance à l’Europe. Un diplomate français cité par The Financial Times a ainsi déclaré:

«C’est un exercice de politique intérieure britannique. Nous avons donc décidé de ne pas y participer.»

The Guardian souligne que la décision de la France et de l’Allemagne, coordonnée au plus haut niveau, est un revers particulièrement important pour Cameron, qui avait assuré lors de son discours sur l’Europe en janvier dernier que rien ne devait échapper au passage en revue proposé par son gouvernement, censé préparer le terrain pour un référendum posant clairement la question de la sortie de l’Union européenne en 2017.

Angela Merkel a récemment annoncé à David Cameron qu’elle n’accorderait que peu d’importance à ses demandes de renégociation des termes de l’adhésion britannique à l’Union européenne si elle se faisait réélire en septembre prochain, tandis que François Hollande avait accueilli froidement le discours du Premier ministre britannique en janvier.

Grégoire Fleurot
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Journaliste
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