Le pape Benoît XVI, au Vatican le 27 février 2013. REUTERS/Alessandro Bianchi
L'annonce de la renonciation du pape Benoît XVI a donné lieu à des discussions et spéculations aussi excitées qu'inévitables sur les nouvelles directions que pourrait prendre l'église catholique.
Quand les rênes du pouvoir sont passées –que ce soit un changement de locataire du Bureau ovale, du trône ou du TARDIS–, nous suivons toujours le même scénario, qui inclut l'espoir que la prochaine personne sera celle qui enfin, enfin, mettra en place les changements que le spectateur attend depuis longtemps.
Mais je vous supplie de laisser tomber pour ce qui est du pape. Le genre d'homme qui s'assiera sous le chapeau fantaisiste ne changera pas plus que le chapeau fantaisiste. Cela devrait être évident, mais malheureusement l'Internet est rempli d'articles comme celui-ci, par Katie McDonough chez Salon, où elle a demandé à plusieurs catholiques progressistes quel changement pourrait être apporté à l'église par le nouveau vieux type qui siègera sur le trone du pape. Quelques exemples:
«Je retournerais au sein de l'Eglise si elle pardonnait les dettes du tiers-monde, autorisait les femmes à prendre une contraception, et si le Vatican vendait ses richesses pour nourrir et habiller ceux qui ont faim, ses ouailles...»
«J'espère que le prochain pape décidera d'insister moins sur Paul et davantage sur Jésus. Qu'il autorisera les prêtres à se marier, les femmes à la prêtrise...»
«L'église doit arrêter d'enseigner la honte. On apprend tellement jeune une croyance si profonde selon laquelle les gens sont par nature mauvais, l'idée même du péché originel, qu'on inculque un sens de culpabilité et de mal essentiellement depuis la naissance...»
Je me sens mal quand je pense que des gens ont perdu du temps à répondre à cette question sur ce qu'ils espéraient du prochain pape, parce qu'ils auraient pu utiliser ces deux minutes à des activités plus productives, comme regarder fixement des murs ou se gratter les oreilles.
Attention, spoiler: le prochain pape sera un vieux célibataire autoritaire choisi par d'autres méchants vieux hommes dans le but de dire au monde que Dieu en a après les homosexuels et les femmes. Il y aura aussi de l'encens, pour rendre l'affaire plus convaincante.
Ces dernières décennies, les autorités de l'église catholique ont très clairement fait passer le message qu'elles redoublaient d'efforts dans le sexisme et la punition obsessionnelle de toute relation sexuelle à but non procréatif.
Par exemple, l'église catholique moderne a sanctifié une femme qui est morte plutôt que d'avorter. Aux Etats-Unis, les autorités catholiques sont devenues agressives ces dernières années à propos de la contraception, passant d'une simple dénonciation au soutien de stratégies légales pour empêcher les femmes d'utiliser leur propre mutuelle pour acheter des moyens contraceptifs.
On parle de la même église qui a jugé sage d'excommunier une mère et un médecin qui ont aidé à empêcher une fille de 9 ans d'être forcée d'accoucher du bébé de son violeur, mais ne sont pas allés jusqu'à excommunier le violeur, parce que l'avortement est un péché «plus sérieux» que le viol répété d'une pré-adolescente qu'on vous a confié.
La colère contre les femmes arrogantes s'est même transformée en méchanceté envers les nonnes, dont le Vatican a expressément dit qu'elles devraient taire leurs opinions et accepter que les leaders masculins de l'église catholique américaine «sont les professeurs de foi et de morale authentiques de l'église».
Greg Mysko –interrogé lui aussi dans l'article de Salon– a le mieux résumé la vision réaliste de l'avenir:
«Ce serait rafraîchissant de voir l'église catholique adopter une vue réaliste en ce qui concerne la contraception et l'avortement. Mais je ne pense absolument pas que ça sera le cas, peu importe qui est choisi comme prochain pape. On peut choisir de nombreux chemins spirituels valides. Les catholiques ont un choix.»
Il est important de comprendre la différence entre l'espoir et le fantasme. Changer de temps à autre qui du groupe de vieux méchants hommes va être le plus important homme méchant et vieux ne va rien modifier. Rien que discuter la possibilité d'un réel changement donne à la hiérarchie de l'église plus d'autorité qu'elle ne le mérite. Quant à la spéculation actuelle sur qui sera le prochain pape, la meilleure réponse est simplement: «Quelle importance?»
Amanda Marcotte
Traduit par C.D.
Dossiers : Benoît XVI, pape Benoit 16, succession de Benoît XVI, renonciation, Vatican, homosexualité, droits des femmes, droits des homosexuels, avortement, religion, catholicisme, catholiques, sexualité, Pape, église catholique, religion catholique




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J'aurai bien voulu commenter cet article mais en ayant lu les quinze prmeières lignes, je me suis dit: à quoi bon commenter l'article d'une personne qui n'a visiblement rien compris à l'Eglise...
Ainsi vous aussi, vous vous êtes fait avoir !
Pourtant vous auriez pu dire que "l'internet est plein" de ces images atroces où on pend haut et court des homosexuels, et où on lapide des femmes adultères en place publique.
Mais que, bizarrement, ce n'est jamais du fait "du vieux célibataire autoritaire", ni des autres "méchants vieux hommes" qui hantent cette charmante madame Marcotte.
Que c'est toujours le fait de ..., mais est-ce bien utile de lui ouvrir les yeux ?
Ne répondrait-elle pas "Quelle importance" ?
Je suis toujours amusé de constater que les "croyants" —de TOUTES les religions—, dès qu'ils sont confrontés à la moindre critique de leurs "croyances" (ou a celle des organisations humaines qui veillent farouchement à réprimer la moindre déviation par rapport à ces "croyances"), ne trouvent rien de mieux que de répéter, systématiquement, que la personne qui OSE émettre ces critiques... "ne comprend rien à ............ " (remplir les pointillés : l'église catho, l'islam, la bible, le coran, les évangiles, etc) ! ! !
Bien évidemment, ils se gardent bien de démontrer EN QUOI la personne qui critique "ne comprend rien". Et encore mieux, ils se gardent bien de répondre SUR LE FOND a ces critiques qui leurs sont adressées....
Évidemment... S'ils commençaient à prêter attention à un regard extérieur sur leurs propres dogmes et croyances "intouchables", ils courraient l'horrible risque de voir se fissurer leurs certitudes qui les tiennent si bien au chaud !
@ Diogene2066
Je vais essayer de répondre dans le fond. Mon orthographe ne me permet pas de m'étaler et les sujet sont trop nombreux. Je prendrais le premier souhait exprimé par une personne appelé par ce journal Catholique progressiste mais qui apparemment ne va plus à l'église depuis longtemps. (on voie plus l’article quand on fait un commentaire?). Je te renvoie a une citation du cardinal Etchegaray, chargé par Jean-Paul II de la préparation du Jubilé : « L’an 2000 doit être un appel fort à la conversion et à l’engagement, y compris sur le plan social et politique, sans quoi les portes du futur seront fermées. Il est donc temps de rétablir le droit des pauvres et des marginalisés à jouir de la terre et de ses bienfaits qui sont un don du Seigneur à tous et à chacun de ses enfants ». En effet JPII avait souhaité faire de ce jubilé l'occasion de la remise de dette au pays du Tiers monde.
Alors je ne voie pas trop de quoi cette personne veux parler. Une erreur de traduction peu être. Mais ce que je pense aussi c'est que cela entretiens chez beaucoup de personne une idée vague et lointaine de l'église.
Devons nous rappeler que l'église catholique, cet même église qu'il est critiqué fortement (il faut le reconnaitre) par des gens bien pensant, est responsable d'un grand nombre de dispensaire dans les pays pauvres. Environ 2/3 en Afrique. Je ne suis pas sure du ratio mais cette fois ci je vous laisse vérifier par vous même si la vérité vous intéresse réellement, homme de bonne volonté. Quelle organisation bien pensante peut se venter d'une telle régularité, infatigabilité?
Je confirme Diogene2066, en effet vous ne comprenez rien non plus....
Je rejoins le précédent commentaire. Ce que l'auteur de cet édifiant article a omis de préciser (et de voir), c'est que si le net est rempli de messages d'espoirs concernant un changement de l'Église, espoirs voués à être déçus, c'est se hausser à peine plus haut sur l'échelle de la compréhension que d'adopter la posture cynique de celui qui peut dire "Si vous m'aviez demandé, je vous l'aurait dit que ce changement est impossible. Pourquoi ? Parce que les cardinaux, curés et autres hommes d'Église sont des méchantes personnes". Ce qu'une personne véritablement intelligente aurait vu, en s'élevant de quelques centimètres au dessus des pétales de pâquerettes, c'est que l'Église ne va pas changer parce qu'elle se base sur des textes sacrés qui ne changent pas. Le principe de toute vérité immuable, c'est précisément qu'elle est immuable, qu'elle ne souffre pas l'adaptation, la compromission, les "options". Le problème de ce genre d'espoirs, de même que ce genre de "critique" mise en oeuvre dans l'article (soyons généreux), c'est qu'ils jugent l'église sur sa capacité d'adaptation, sa capacité à répondre aux valeurs et aux attentes du temps présent. Mais le christianisme est singulier en ce qu'il nous enseigne que ce ne sont pas les canons de l'Église qui sont premièrement à revoir, mais nos attentes et nos critères contingents. Pour détourner l'expression de Descartes, il s'agit de "changer nos désirs plutôt que l'ordre ..." de l'Église. Outre le fait que l'article se trouve truffé d'approximations et de jugements à l'emporte-pièce, on se permettra de relever cette singulière idée que l'Église Catholique "lutte contre les homosexuels et les femmes". Je souhaiterais vivement que l'auteur se sente suffisamment inspiré pour rédiger une suite à cet article, dans laquelle il nous exposerait de manière convaincante en quoi l'Église Catholique oeuvre contre les homosexuels et les femmes au sein de la société. Parce qu'à mon humble avis, l'église ne possède que peu de pouvoir, que ce soit dans la sphère politique ou la sphère médiatique, et son autorité morale, si érodée, n'empêche certainement pas les athées, libertaires et polysexuels de tous poils de s'ébattre en toute liberté de conscience. La "menace catholique" ne serait-elle pas simplement un vieil épouvantail que l'on agite par nostalgie anti-cléricale, parce que tout de même, il est bien plus facile de se définir une identité par opposition avec un ennemi (même fantasmé), que de s'en forger patiemment une soi-même à une époque où toutes les valeurs ont été foulées au pieds, et qui se présente pour les athées, comme un véritable désert moral ? (Simple hypothèse ...)
Quoi qu'il en soit, en cette heureuse époque où la religion relève du libre choix de l'individu, nul n'est tenu d'entrer en religion en laissant son identité (sexuelle) au vestiaire: pour éviter ce désagrément, il suffit de ne pas aller à l'église. De là à pousser, depuis son chez-soi déchristianisé, d'incessantes plaintes parce quelque part, sur terre, une église subsiste encore, qui n'accepte pas mon orientation sexuelle ...
La question de l'oppression de la femme étant susceptible d'un traitement analogue, on s'épargnera de reproduire le même raisonnement ...
C'est absurde ! Il n'y a jamais de changement de locataire du TARDIS ; c'est et se sera toujours le Doctor !
Les cardinaux sont tous très très méchants, mais ceux qui pensent comme la païenne auteure de l'article sont tous très très gentils.
Les cardinaux, tous des salauds en colère, et les non-cathos tous des saints, parfaits avec leur prochains, ayant donnés leur vie pour le service de leur prochain, la fondation des oeuvres caritatives dans l'histoire...
... En fait vous ne connaissez rien à l'Eglise de ces cardinaux (engagés sur le terrain avant d'être nommés à Rome), que des clichés journalistiques surfaits.
Cette caricature d'article n'a fait qu'amalgamer et rabâcher des jugements de valeur.
Ce n'est pas franchement malin de vouloir de l'Eglise qu'elle pense comme la majorité idéologique du moment: les modes passent, et l'Eglise continue de croître dans le monde depuis 2000 ans, et cherche à agir pour le bien commun contre ce qu'elle perçoit comme de l'égoïsme narcissique.
Et de deux !
Encore un "fervent catholique" qui, plutôt que de répondre SUR LE FOND aux critiques envers les positions rétrogrades proclamées par son organisation religieuse, préfère, ENCORE UNE FOIS (cf. mon précédent commentaire ci-dessus) proférer la sempiternelle ritournelle : "en fait vous ne connaissez rien à l'église [...], que des clichés journalistiques surfaits" ! !
Bravo !
Je n'espérais pas aussi vite une illustration aussi nette qu'éclairante, de mon "mauvais esprit" de méchant païen !
Évidemment, au lieu d'essayer de déligitimer l'auteure de cet article, ne répondez SURTOUT PAS à sa vision —sombre et amère— de ce que fera le successeur de Joseph Ratzinger (oubliez le terme "méchant", une petite provoc sur laquelle vous vous acharnez tous) : "le prochain pape sera un vieux célibataire autoritaire choisi par d'autres [méchants] vieux hommes dans le but de dire au monde que Dieu en a après les homosexuels et les femmes"....
A.M. enfonce même le clou, en précisant : "Ces dernières décennies, les autorités de l'église catholique ont très clairement fait passer le message qu'elles redoublaient d'efforts dans le sexisme et la punition obsessionnelle de toute relation sexuelle à but non procréatif".
Elle cite même plusieurs exemples récents et concrets (mais bien sûr, ce ne sont "que des clichés journalistiques surfaits")...
Et ce n'est pas un argument que de répondre sur les "oeuvres caritatives" de l'église catholique, en passant sous le tapis ses positions obscurantistes : ce n'est pas parce que Lyndon Johnson, par exemple, a accordé des droits civiques aux Noirs, qu'il faut "oublier" qu'il a aussi ordonné l'escalade de la guerre au Vietnam...
Enfin, quand vous dites : "Ce n'est pas franchement malin de vouloir de l'église qu'elle pense comme la majorité idéologique du moment"... j'aurais bien aimé que ce soit AUSSI la position de votre organisation, durant les quelques mille années où elle exerçait, à ce moment-là, un pouvoir absolu en Europe occidentale : "Ce n'est pas franchement malin de vouloir des humanistes et des athées qu'ils pensent comme la majorité religieuse du moment" !
@ Diogene2066 :
La première réponse sur le fond, c'est bien entendu la Bible (que vous l'acceptiez ou non, c'est elle qui expose tous les articles de foi qui régissent le comportement de l'Église). Il n'est donc pas particulièrement nécessaire de tout réexposer ici. Quant au "mauvais esprit de méchant païen", il est heureux que les cardinaux et autres bêtes sauvages en soutanes (dixit leurs bienveillants critiques) n'aient pas le monopole de la méchanceté gratuite !
Pour aller sur le terrain du fonds, du contenu sonnant et trébuchant, remarquons que vous n'avancez aucun exemple concret de cet entreprise que mène le Vatican pour redoubler "d'efforts dans le sexisme et la punition obsessionnelle de toute relation sexuelle à but non procréatif". Un énoncé aussi fort qu'exempt de toute justification par l'exemple. Nous attendons donc avec impatience que vous nous exposiez le détail de cette diabolique entreprise, puisque les "faits" indubitables sont toujours absents de cette conversation ...
Pour ma part, je ne vois pas en quoi le Vatican pourrait bien "punir de manière obsessionnelle" dès lors qu'elle n'a aucun pouvoir exécutif sur les croyants, et encore moins sur les non-croyants ... Si l'on parle ici d'idéologie, au sens où le péché sexuel serait exacerbé et la contraception ramenée à cette notion de péché, alors, il apparaît clairement que c'est un crime sans victimes, puisque ceux qui ne sont pas d'accord avec cette stigmatisation ne se soumettent pas à l'Église, et donc ne sont pas touchés par le discours religieux, et ceux qui s'y soumettent le font pas conviction, en toute liberté, et ne sauraient donc être considérés comme oppressés ...
On passera sur le traditionnel argument historique ("oui mais l'Inquisition ! Oui mais le pouvoir Absolu de l'Église !"), car heureusement encore, l'Histoire peut servir à prouver tout et son contraire. Comme le fait qu'un des plus grands massacres de cette Histoire soit le fait d'une majorité idéologique non-religieuse. Et le point Godwin étant consciencieusement atteint, il est temps de conclure ^^.
Oui, cher Diogène2066 je suis bien d'accord avec vous, mais
l'anathème est le réconfort du croyant malmené par la réalité.
Puisqu'il y a une seule Vérité (la majuscule est de rigueur), toute autre forme de pensée est fatalement Erreur, Ignorance, bref Péché. Ce que je n'arrive toujours pas à comprendre c'est comment des esprits éveillés et ouverts sur la pluralité des mondes peuvent concevoir la totalité de ces Vérités qui s'annulent fatalement l'une l'autre (Judaïsme, Christianisme, Islam, etc.) sans entrevoir qu'il y a là comme un schisme dans le potage qui mériterait, au moins, une sorte de vague questionnement...
Personnellement je suis pourtant une sorte d'admirateur de l'Église catholique. Je veux dire que je trouve fascinant ce grand vaisseau spatio-temporel qui nous vient tout droit de l'antiquité tardive et qui, comme certaines églises (les bâtiments cette fois) porte les traces de tous les bricolages du temps passé tout en ayant gardé plus ou moins sa forme initiale.
Mais je ne suis ni croyant ni d'aucune chapelle ou religion, ce qui fait que je m'amuse à lire l'article de l'auteur sans adhérer complètement à tout ce qu'elle écrit, mais sans me sentir fâché par ses parti-pris.
Finalement je ne comprends pas très bien comment les catholiques s'expliquent à eux-même (dans le secret de leur conscience et libre arbitre) que l'église doive être à la fois vent debout contre le modèle d'accomplissement humain de son temps (qui passe entre autre par l'égalité des sexes) et en même le guide pertinent pour le dit temps.
Car sur le fond l'auteur a parfaitement raison. L'impossibilité qu'une femme accède à la prêtrise est structurellement fondée sur la dichotomie pur vs. impur (homme sanctifié par les sacrements vs. femme irrécupérable de ce point de vue).
Et ça, de quelque manière qu'on le tourne, ça nous situe dans un système de hiérarchie des genres qui me semble vraiment peu propice à l'épanouissement de l'humanité future...
Ahhh, ce que j'aime le plus, c'est que quand on compare l’Église du XIIIe siècle avec la situation du 21e siècle, mais jamais avec celle du 1er siècle. Évidemment comme ça, on a vite fait de la faire passer pour rétrograde. Enfin, et encore, quand on critique l’Église, on a vite fait de passer surtout pour un ignare. Que ce qui ne l'ont jamais fait se contentent de lire la page Wikipedia sur l'inquisition, ça les fera réfléchir.
C'est vrai qu'avant l’Église (source de tellement de malheurs que les pays d'histoire chrétienne sont les plus pauvres et les plus totalitaires du monde) tout allait bien. Résumons un peu la géopolitique du 1er siècle : un empire romain dirigé par un despote de droit divin (mieux que ça, l'empereur est un dieu), une société patriarcale (contrairement à ce que l'on affirme le patriarcat n'est pas chrétien, mais romain), une société de castes (citoyen, non-citoyen, femmes, affranchis, esclaves). En un mot l'idéal. En réalité c'est quand on compare le bilan de l’Église avec ce qu'il y avait AVANT que l'on se rend bien compte de son incroyable modernité.
Quand arrivent les premiers chrétiens, ils condamnent l'esclavage, prônent l'égalité homme-femme et mettent même en place une société fondée sur la mise en commun.
Et ce que l'on reproche aujourd'hui à l’Église, c'est d'avoir mis 2000 ans à civiliser le monde. Oui, parce que, il faut bien le dire, la démocratie, l'égalité, le respect de la vie, ça découle directement de la religion chrétienne (pas vraiment utile de rappeler l’Athènes antique qui n'était qu'un système destiné a appuyé le pouvoir d'une caste supérieure (les citoyens) sur les autres).
Et ça continue toujours. L'église lutte contre les femmes ? Qui a voté contre le droit de vote des femmes ? Le MRP ou les radicaux de gauche qui craignaient "qu'elles votent comme les curées" et montraient par la leur doute vis-à-vis de l'intelligence des femmes ?
En réalité, les "grands penseurs" athées peuvent être comparés à l'ouvrier qui pose la dernière pierre d'un bâtiment et qui reçoit toutes les félicitations à la place de ceux qui ont travaillé avant. Et encore, quand ils ne se comportent pas comme ces types qu'on a tous connus. Vous savez celui qui récupère un dossier sur lequel vous avez travaillé des mois. Il ne reste plus qu'à l'imprimer en 10 exemplaires quand le type arrive, vous confisque le sujet, l'imprime et va dire à votre bosse : Oh ! Machin, c'est un naze, en 10 mois il a pas été foutu de faire 10 impressions, heureusement que je suis arrivé pour finir le travail dans les temps.
Bref, l’Église n'a que faire de vos critiques. Il y a 2000 ans un certain Paul écrivait à un citoyen romain pour lui dire que son esclave était son égal et qu'il devait l'affranchir. Il avait au moins 2000 ans d'avance sur son temps. Paul VI avec Populorum progressio parlait d'écologie. Il avait encore 50 ans d'avance sur son temps. Alors le "vilain" prochain pape est-ce qu'il serra encore "arriéré" ?
Il est faux de prétendre que l’Eglise n’évolue pas. Elle a, après tout, abandonné l’Inquisition (inefficace). Elle a reconnu que la terre tourne autour du soleil et pas le contraire (un miracle?). Elle ne soutient plus des hommes comme Franco, Pétain et Pinochet (des perdants).
Il est vrai qu’elle a tendance à sous-estimer la moitié de l’humanité qui n’est pas masculine de sorte que la seule certitude dans l’élection du nouveau Pape est qu’il ne sera pas féminin. C’est normal car tous ceux qui sont autorisés (par Dieu ? Sinon par qui ?) de voter sont des hommes en rouge. Des hommes d’ailleurs qui, dit-on, n’ont jamais connu de femme.
Ces femmes dont la toute première a pêché, après tout, dans le jardin de sorte que l’homme (dans le sens large du mot) se trouve dans le pétrin aujourd’hui.
Il y a heureusement des choses qui ne se discutent pas !
Il n’empêche pas que cette élection occupe les média presque autant que l’arrivée de David Beckham à PSG. Et les média ne se trompent que rarement. Preuve, s’il en fallait une, que l’homme a toujours besoin (et à fortiori les femmes encore plus) d’un guide capable de tracer une voie de sortie de l’incohérence humaine d’aujourd’hui.
Quel que soit le choix des hommes en jupes rouge, nous ne le trouverons pas à Rome cette semaine.
"Elle a, après tout, abandonné l’Inquisition (inefficace)."
Non, pas du tout. D'ailleurs la justice française est inquisitoire également. Un peu de lecture pour vous montrer combien l'Eglise était moderne : http://fr.wikipedia.org/wiki/Procédure_inquisitoire
"Elle a reconnu que la terre tourne autour du soleil et pas le contraire (un miracle?)."
Non, pas de miracle. Elle a admis que la Terre tournait autour du Soleil quand ça a été démontré, à savoir quand les instruments optiques ont été suffisamment précis pour pouvoir noter la différences de parallaxe des étoiles entre les deux équinoxes. Même de nos jours, on trouve peu de monde qui a la capacité de comprendre les débats mathématiques et les raisonnements géométriques utilisés en ces temps.
"Elle ne soutient plus des hommes comme Franco, Pétain et Pinochet (des perdants)."
Toutes les dictatures de droites ou de gauches ont été violemment anticléricales. (Je vous accorde le bénéfice du doute pour Pinochet, je ne connais pas bien l'histoire du Chili)
"Il est vrai qu’elle a tendance à sous-estimer la moitié de l’humanité qui n’est pas masculine."
Qui a accordé le droit de vote au femmes en France ? Qui a dit qu'"elles allaient voter comme les curés" ? Pas de chance, l'histoire de la France montre que c'est les socialistes qui ont le plus lutté contre le droit des femmes et pas les partis du centre chrétien.
"C’est normal car tous ceux qui sont autorisés (par Dieu ? Sinon par qui ?) de voter sont des hommes en rouge."
Par l’Église. Elle se dirige comme elle veut
"Ces femmes dont la toute première a pêché, après tout, dans le jardin de sorte que l’homme (dans le sens large du mot) se trouve dans le pétrin aujourd’hui."
On peut lire la genèse et trouver que c'est l'homme qui est responsable. Dans la genèse, il est bien précisé qu'il était à coté de la femme à ce moment et comme on dit : "qui ne dit mot consent".
"Preuve, s’il en fallait une, que l’homme a toujours besoin (et à fortiori les femmes encore plus) d’un guide capable de tracer une voie de sortie de l’incohérence humaine d’aujourd’hui."
Ça.... et on peut difficilement accuser l’Église pour les problèmes d'aujourd'hui vu sa perte de vitesse
Bonsoir
Vous voulez un exemple très concret de l'affirmation "Les xxx ne comprennent rien à la religion".
Vous (un vous général) répétez à longueur de temps que les croyants ont des certitudes inébranlables, des dogmes de pensée à ne surtout pas remettre en cause, etc...
Or il n'y a rien de plus faux. Le croyant se pose toujours un tas de question sur sa foi. Il y a des périodes de doutes et des périodes de certitudes. Il y a des périodes de vide (où l'on s'éloigne de Dieu) et des périodes beaucoup plus fournie (où sa présence nous parait évidente).
Donc quand on lit une absurdité pareil, oui on se dit que vous n'avez vraiment rien compris du tout...
Ne pas oublier que l'athéisme est une croyance comme une autre... bien que de qualité très inférieure en ce qu'elle s'ignore comme telle. La plupart des athées ne se prennent-ils pas pour des non croyants?
Or toute certitude non prouvée constitue bel et bien une croyance!
C'est dommage que l'auteur ait oublie la guerre de l'Eglise contre les franc-macons, les juifs, les enfants et le prieure de Sion...
Mais c'est vrai que c'est tellement plus facile de caricaturer son contradicteur (i.e. l'Eglise catholique) que d'entendre ses arguments,
Si ça continue ils vont se mettre à dénoncer la mauvaise foi. Et la liberté alors? Tout ça n'a pas d'importance c'est pour cela qu'il faut le dire dans la presse et le relayer. Il y en a dont le soleil est bien caché.
Je ne prétends pas que les personnes comme l'auteur de cet article "ne comprennent rien à" mais qu ils sont soit très ignorants soit de très mauvaise foi.. :)
L'Eglise ne nous apprend pas la honte, bien au contraire, elle dit que nous sommes créés à l'image de Dieu et que le péché originel n'est pas une fatalité en soi, libre à nous de nous libérer de ce poids du péché.
L'Eglise n'a strictement rien contre les femmes. Il existe des femmes "docteurs de l'Eglise"..
L'Eglise n'impute pas le péché originel à la femme seule. Bien au contraire, la faute d'Adam est double puisqu'il rejette sa responsabilité sur Eve..
L'Eglise n'interdit pas les plaisirs sexuels en dehors de la procréation, bien au contraire il existe une mystique de la chair. Seulement, Elle sacralise tellement l'amour qu'elle considère que cela doit se faire dans le cadre d'une union.
L'Eglise est contre l'eugénisme, -grave dérive humaine si je peux me permettre- et condamne donc ce qui s'y apparente : contraception, avortement..
Et plus que s'opposer à la contraception elle propose l'abstinence et la fidélité.
Pour ce qui est de l'avortement elle est dans son droit de défendre toute vie humaine, Elle aide les mères dont les conditions d accueil sont difficiles et les familles confrontées au handicap.
Pour ce qui est du rôle des femmes dans l'Eglise. Il est tout particuler, tout aussi important que celui des hommes, n'a rien à leur envier et servent autrui et l'Eglise à merveille malgré tout. Les soeurs sont dites "épouses du seigneur" et elles en sont très honorées.
C'est parce que chacun a son rôle qu'h et f sont complémentaires donc tous d eux indispensables et cela ne signifie pas pour autant que le rôle de l un est inférieur à l'autre!
Les pretres savent très bien lorsqu ils s engagent qu ils font le choix du célibat. Personne ne les a forcés. Dc s ils veulent se marier, ils peuventre être diacre..
Sinon je remarque, la religion dont vous parlez, l'Eglise n a pas besoin de le devenir parce que je sais pas si vous savez mais elle existe déjà: le protestantisme.
Donc au pire si vs ne vs sentez pas bien au sein de l'Eglise, vs pouvez tjr rejoidre les protestants. on ne vous force pas.
La religion, on l'aime ou on la quitte.