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Démission de Benoît XVI: que se passe-t-il quand il n'y a plus de pape?

Grégoire Fleurot, mis à jour le 11.02.2013 à 14 h 37

Cette période, appelée la vacance du siège apostolique («Sede vacante» en latin), est prévue par les textes qui régissent le Vatican.

Benoît XVI à Beyrouth, le 15 septembre 2012. REUTERS/Osservatore Romano

Benoît XVI à Beyrouth, le 15 septembre 2012. REUTERS/Osservatore Romano

Benoît XVI a annoncé lui-même ce lundi 11 février qu’il allait démissionner (ou «renoncer» selon le terme officiel) de sa fonction de pape le 28 février 2013.

Le porte-parole du Vatican a annoncé qu’un nouveau pape devrait être élu avant Pâques, soit le 31 mars. Cela laissera donc une période d’un mois, entre le 28 février et le 31 mars, pendant laquelle il n’y aura pas de pape à la tête de l’Eglise catholique.

Cette période, appelée la vacance du siège apostolique («Sede vacante» en latin), est prévue par les textes qui régissent le Vatican. L’article 335 du code de droit canonique écrit ainsi:

«Quand le siège de Rome devient vacant ou totalement empêché, rien ne doit être innové dans le gouvernement de l’Eglise tout entière; les lois spéciales portées pour ces circonstances seront alors observées.»

Dans la pratique, le gouvernement de l’Eglise est confié au Collège des cardinaux, qui ne dispose d’aucun pouvoir législatif, et doit simplement expédier les affaires courantes, à l’image par exemple de ce qu’il s’est passé en Belgique en 2010 et 2011 quand le pays n’avait pas de gouvernement.

Jean Paul II a signé le 22 février 1996 une constitution apostolique (le terme officiel pour désigner une loi émanant du pape) appelée Universi Dominici gregis dans laquelle il actualisait les règles à suivre lors de la mort du pape et l’élection de son successeur, un texte légèrement modifié par Benoît XVI en 2007. Le texte actuellement en vigueur énonce notamment que:

«Pendant la vacance du Siège apostolique, le Collège des cardinaux n’a aucun pouvoir ni aucune juridiction sur les questions qui sont du ressort du Souverain Pontife, durant sa vie ou dans l’exercice des fonctions de sa charge; ces questions devront toutes être réservées exclusivement au futur Pontife.»

L’une des tâches principales de ce «gouvernement de transition» est l’organisation de l’élection du pape suivant, dont les règles sont inscrites dans le droit canonique. La dernière vacance du siège apostolique a duré 17 jours, du 2 avril 2005 –date de la mort de Jean-Paul II– au 19 avril 2005 –date de l’élection de Benoît XVI.

Grégoire Fleurot
Grégoire Fleurot (799 articles)
Journaliste
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