Selon la prophétie de saint Malachie, le successeur de Benoît XVI sera le dernier des papes

Benoît XVI, le 7 avril 2012. REUTERS/Alessandro Bianchi

Benoît XVI, le 7 avril 2012. REUTERS/Alessandro Bianchi

Publié sur Slate.fr, un article de France Ortelli rappelait fin décembre aux lecteurs trop optimistes qu’en dépit du raté de la fin du monde maya, d’autres apocalypses –beaucoup d’autres– les attendaient.

Or selon l’une d’entre elles, la prophétie de saint Malachie ou prophétie des Papes, le 112e pape sera le dernier à exercer, puisque lors de son règne, Rome et le monde seront détruits. Et devinez qui sera le 112e pape? Gagné: il s’agira du successeur de Benoît XVI, le 111e pape qui, âgé de 85 ans, vient d’annoncer sa renonciation (sa démission) à cause de sa santé déclinante.

Heureusement, la prophétie des papes n’est pas un modèle de rigueur scientifique. Découvert vers 1590, le texte de cinq pages a été publié pour la première fois en 1595. «C’est une liste de papes qui sont chacun résumé par une formule lapidaire. Pour les premiers siècles, ces phrases tombent très juste, et ce n'est pas étonnant puisqu'elles ont été écrites au XVIe siècle, bien qu'on les ait attribuées à un moine irlandais du XIIe siècle», expliquait alors à Slate Jean-Noël Lafargue, auteur des Fins du Monde: de l’Antiquité à Nos Jours.

Le site Wikipedia, dans sa notice sur la prophétie de saint Malachie, donne pour la formule latine associée au 112e pape la traduction suivante:

«Dans la dernière persécution de la sainte Eglise romaine siégera Pierre le Romain qui fera paître ses brebis à travers de nombreuses tribulations. Celles-ci terminées, la cité aux sept collines sera détruite, et le Juge redoutable jugera son peuple

Mais comme avec les prophéties de Nostradamus, qui veut croire trouve forcément dans la vie d’un homme un indice qui coïncide avec le texte ésotérique. Ainsi «on cite souvent le 109e, Jean-Paul 1er, dont le règne pontifical n'a duré qu'un mois, et dont la phrase “malachienne” peut se traduire comme "le temps d'une Lune". Un mois, quoi», poursuivait Jean-Noël Lafargue.

Ne paniquons pas tout de suite: selon certains traducteurs, le texte laisserait entendre qu'il ne s'agira pas du successeur direct de Benoît XVI mais d'un prochain pape «dans la suite des temps». La prochaine fin du monde pourrait donc attendre encore quelques règnes pontificaux.

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