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Barack Obama, Ann Romney: tout le monde pleure!

Slate.fr, mis à jour le 09.11.2012 à 10 h 59

Les larmes de Barack Obama lors de son discours de remerciement à ses supporters. Capture d'écran.

Les larmes de Barack Obama lors de son discours de remerciement à ses supporters. Capture d'écran.

Alors qu’il est venu féliciter ses supporters, le président fraîchement réélu Barack Obama, au cours d'un speech en petit comité, n’a pu réfreiner quelques larmes… immédiatement applaudies par le public.

Et ce n’est pas la première fois au cours de cette campagne que le président est filmé en public en train de pleurer. A Des Moines dans l’Iowa où il a prononcé son dernier discours de candidat, puisqu’il ne pourra plus se représenter en 2016, Barack Obama a laissé échappé une larme là aussi filmée.

Des larmes, le camp républicain aussi en a vu couler. La femme de Mitt Romney, Ann, s’est mise à pleurer lors du dernier déplacement de campagne du candidat, quand celui-ci a compris que les jeux étaient faits, relate le New York Times dans un article sur les coulisses de la campagne.  

Partagée en démocrates et républicains, cette explosion lacrymale n’est pas non plus l’apanage des Américains. Le très viril Vladimir Poutine, qui n’hésite pas à mettre en scène ses exploits sportifs pour affiner son image d’aventurier russe, a lui aussi pleuré lors de sa réélection en mars dernier. Comme le soulignait Bruno Tur dans son article publié sur Slate.fr, «l’intéressé a rapidement tenu à préciser que les larmes “étaient vraies, mais vraies à cause du vent”. Et oui, tout le monde n’assume pas ses larmes».

En France aussi, on a beaucoup pleuré en 2011-2012, au rythme des échéances électorales. On se rappellera en particulier des larmes de Ségolène Royal. Le 9 octobre dernier, après son piteux résultat au premier tour de la primaire, elle craque sous la pression et sous le poids de la déception.

Le PS est d'ailleurs habitué aux larmes. Martine Aubry, «une dame de fer qui pleure aussi», avait craqué après avoir perdu aux législatives en 2002. Battue aux municipales en 2001, Elisabeth Guigou avait alors également pleuré. Lionel Jospin avait répondu très ému à La Rochelle à des journalistes qui l’interrogeaient sur sa décision de quitter la vie politique.

Comme l’écrivait alors Bruno Tur:

«Si toutes ces situations surprennent, c’est que les personnalités politiques expriment rarement leurs émotions. Au contraire, elles évoluent dans un milieu où il faut avoir une bonne carapace et un sang-froid à toute épreuve. Or, pleurer est plutôt perçu par certains comme un signe de faiblesse et renvoie à une situation négative.»

Sauf que les temps changent, et que l’expression des émotions, en plus de déstabiliser l’adversaire, rend le responsable politique plus humain. «Pleurer, s’émouvoir, c’est faire preuve de sentiments et accepter de les exprimer, comme tout le monde», concluait Bruno Tur.

Adaptation d'un article de Bruno Tur publié par Slate.fr le 11.10.2011 et mis à jour après l'élection de Vladimir Poutine le 05.03.2012.

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