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Clinton, Biden, Cuomo, Warren... Qui sont les candidats démocrates potentiels à la présidentielle 2016?

Jamal El Hassani, mis à jour le 08.11.2012 à 19 h 08

L'âne, symbole du parti démocrate. DonkeyHotey via Flickr CC License by.

L'âne, symbole du parti démocrate. DonkeyHotey via Flickr CC License by.

>> A lire également: les principaux candidats potentiels du côté républicain

Barack Obama à peine réélu, les regards se tournent déjà vers la présidentielle de 2016. Une élection qui sera particulière car elle verra s’organiser des «vraies» primaires côté républicain et côté démocrate, puisque la Constitution interdit à Barack Obama d’effectuer plus de deux mandats.

Une multitude de prétendants à la fonction suprême devraient donc apparaître. Tour d’horizon non exhaustif des possibles candidats démocrates.

Joe Biden lors d'un meeting de campagne à Sterling, en Virginie, le 5 novembre 2012. REUTERS/Kevin Lamarque.

Joe Biden, vice-président des Etats-Unis

Le vice-président s’est déjà présenté deux fois aux primaires démocrates avant de rejoindre le ticket de Barack Obama en 2008, rappelle le New York Times. C’est l’un des démocrates les plus expérimentés. Pour The Blaze, Biden est «techniquement capable de faire le boulot depuis 20 ans».

Si dans quatre ans, le bilan de Barack Obama est mauvais et que l’économie ne s’est pas redressée, il sera associé aux mauvaises performances du président et pourrait alors avoir du mal à se faire élire. Mais il pourrait tout aussi bien profiter de l’effet inverse si le bilan d’Obama est positif et être vu comme la suite logique de Barack Obama, explique le site The Inquisitr.

Pour The Blaze, son comportement pourrait également lui nuire:

«Biden a beau être un vétéran de la politique, il ne se conduit pas en tant que tel. Il est gaffeur et colérique même dans ses grands jours.»

Son âge pourrait poser problème: s’il était élu, Joe Biden aurait 73 ans au début de son premier mandat. S’il était élu une seconde fois, il quitterait le pouvoir à 81 ans, un record dans l’histoire présidentielle américaine, rappelle The Inquisitr.

Hillary Clinton lors du sommet de coopération Asie-Pacifique à Hawaii, le 10 novembre 2011. REUTERS/Yuriko Nakao.

Hillary Clinton, (ex?) secrétaire d'Etat

La secrétaire d’Etat (équivalent américain du ministre des Affaires étrangères) de Barack Obama l’a répété à maintes reprises: elle ne souhaite pas se présenter en 2016. Elle déclare vouloir quitter son poste de secrétaire d'Etat puis arrêter définitivement la politique.

Nombreux sont ceux qui souhaitent pourtant la voir se présenter dans quatre ans. Sa cote de popularité n’a jamais été aussi élevée en vingt ans de vie publique. Elle s’était déjà présentée aux primaires démocrates en 2008 et s’était inclinée face à Barack Obama.

Mais comme le rappelle le site conservateur The Blaze, Hillary Clinton serait confrontée à un problème d’âge: elle aura 69 ans en 2016, soit le même âge que Ronald Reagan lorsqu’il est entré à la Maison Blanche.

Andrew Cuomo annonce la promulgation d'une loi à Albany le 4 juin 2012. REUTERS/Hans Pennink.

Andrew Cuomo, gouverneur de New York

Fils du charismatique gouverneur de New York Mario Cuomo, qui avait failli se présenter aux primaires démocrates en 1992, Andrew Cuomo possède un solide C.V. Secrétaire au logement sous Bill Clinton, il devient ensuite procureur général de New York puis gouverneur de New York, poste qu'il occupe aujourd'hui. Andrew Cuomo représente l’aile droite du parti démocrate, explique The Blaze:

«Cuomo s’est méfié de se placer confortablement dans l’idéologie libérale [au sens américain, comprendre «de gauche», NDLR] démocrate. Il s’est retenu d’augmenter les impôts pendant presque un an à New York, a réduit les dépenses et a sévi contre les syndicats. Son seul accomplissement libéral –légaliser le mariage gay à New York– a été obtenu avec des votes républicains.»

Elizabeth Warren pendant son discours de victoire à Boston, le 6 novembre 2012. REUTERS/Gretchen Ertl.

Elizabeth Warren, sénatrice du Massachusetts

Elle vient tout juste d'être élue sénatrice du Massachusetts, un des Etats les plus démocrates. Professeure à Harvard et experte en droit de la faillite, Elizabeth Warren a également supervisé la création du Consumer Financial Protection Bureau, un organisme public de protection des consommateurs. Elle représente l’aile gauche du parti démocrate.

Pour le site politique The Hill, c’est «l’anti-Sarah Palin». Et elle est très critique à l’égard de la finance:

«Les PDG de Wall Street —les mêmes qui ont ruiné notre économie et détruit des millions d’emplois— se pavanent encore autour du Congrès, sans gêne, demandant des faveurs et se comportant comme si nous devions les remercier.»

Elle milite pour plus de transparence et de responsabilité au sein de la politique. Pour le New York Times, elle pourrait grandement influencer une réforme du système financier américain. Ses détracteurs l'accusent d'être antibusiness et certains la jugent trop à gauche pour l'électorat national.

Jamal El Hassani

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