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Le discours de défaite de Mitt Romney: «J’aurais tant voulu réaliser ce rêve»

Antoine Bourguilleau, mis à jour le 07.11.2012 à 8 h 43

L'intégralité de son speech, prononcé ce 7 novembre 2012 à Boston.

Boston, le 7 novembre 2012. Mitt Romney reconnaît sa défaite. REUTERS/Jim Young

Boston, le 7 novembre 2012. Mitt Romney reconnaît sa défaite. REUTERS/Jim Young

MITT ROMNEY: Merci. Merci mes amis. Merci beaucoup.

(Applaudissements)

Merci, merci, merci.

Je viens d’appeler le président Obama pour le féliciter de sa victoire. Ses supporters et son équipe de campagne méritent également d’êtres félicités. Je leur souhaite bonne chance, à tous, et particulièrement au président, à la First Lady et à leurs filles.

(Applaudissements)

Cette période est une période de grands défis pour l’Amérique et je prie pour que le président réussisse à guider notre nation.

(Applaudissements)

Je veux remercier Paul Ryan pour tout ce qu’il a fait pour notre campagne.

(Applaudissements)

… et pour notre pays. A l’exception de ma femme Ann, Paul est le meilleur choix que j’ai jamais fait.

(Applaudissements)

Et je suis convaincu que son intelligence, son travail et son attachement à ses principes vont continuer à contribuer au bien-être de notre nation.

(Applaudissements)

Je voudrais également remercier Ann, l’amour de ma vie.

(Applaudissements)

Elle aurait fait une merveilleuse First Lady. Elle est –et elle a été– une First Lady pour moi, pour notre famille et pour les nombreuses personnes qu’elle a touchée par sa compassion et ses marques d’affection.

(Applaudissements)

Je remercie mes fils pour leurs efforts incessants durant toute la campagne et je remercie également leurs épouses et leurs enfants pour avoir tenu le coup alors que leurs maris et papas passaient tant de semaines loin de leurs maisons.

(Applaudissements)

Je voudrais remercier Matt Rhoades pour la campagne magnifique qu’il a menée.

(Applaudissements)

Ils ont fait un effort extraordinaire, pas seulement pour moi, mais aussi pour le pays que nous aimons.

Et à vous tous ici ce soir, et à toute mon équipe dans le pays –les bénévoles, les leveurs de fonds, les donateurs, les représentants du parti– je ne crois pas que notre parti ait connu un effort de l’ampleur de celui que vous avez accompli ces dernières années. Je vous en remercie infiniment.

La nation, comme vous le savez, se trouve dans une situation critique. En une telle période, nous ne pouvons nous permettre les querelles partisanes et les postures politiques. Nos dirigeants doivent se donner la main pour travailler pour le peuple.

Et nous autres, citoyens, nous devons également nous montrer à la hauteur de cette situation. Nous voulons dire à nos professeurs, nos enseignants: nous comptons sur vous non seulement pour enseigner, mais pour insuffler à nos enfants la passion de l’apprentissage et de la découverte.

Nous attendons de nos pasteurs, curés, rabbins et prêtres de toutes religions qu’ils continuent de professer les principes immuables sur lesquels notre société est fondée: honnêteté, charité, intégrité et famille.

Nous attendons également beaucoup des parents, car en dernière analyse, c’est bien d’eux dont tout dépend pour que nos familles réussissent.

Nous regardons vers les créateurs d’emploi de tous gens. Nous comptons sur vus pour investir, pour embaucher, pour aller de l’avant.

Et nous attendons des Républicains comme des Démocrates, à tous les échelons du gouvernement, qu’ils placent le peuple avant la politique.

Je crois en l’Amérique. Je crois dans le peuple américain.

(Applaudissements)

Et je me suis porté candidat parce que je me soucie de l’Amérique. Cette élection est terminée, mais nos principes sont toujours valides. Je crois que les principes sur lesquelles notre nation a été fondée sont le seul guide sûr pour le redémarrage de notre économie et un renouveau de notre grandeur.

Comme bon nombre d’entre vous, Paul et moi avons tout donné, nous nous sommes entièrement consacrés à cette campagne.

(Applaudissements)

J’aurais tant voulu… J’aurais tant voulu réaliser ce rêve qui était le votre de me voir mener ce pays dans une direction différente, mais la nation s’est choisie un autre chef. Ann et moi-même nous joignons à vous dans les prières que nous lui adressons ainsi qu’à cette grande nation.

Merci et Dieu bénisse l’Amérique. Vous êtes les meilleurs. Merci, infiniment. Merci mes amis.

(Applaudissements)

Traduit par Antoine Bourguilleau

Antoine Bourguilleau
Antoine Bourguilleau (64 articles)
Traducteur, journaliste et auteur
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