Elections-US-2012USA 2012Monde

«Four more years»: revivez la nuit électorale américaine et la journée de mercredi

Slate.fr, mis à jour le 07.11.2012 à 19 h 43

Les envoyées spéciales de Slate et la rédaction de Slate.com étaient mobilisées pour les dernières infos –et les plus pertinentes– en direct des Etats-Unis.

Times Square à New York, après la victoire de Barack Obama. Reuters/Carlo Allegri

Times Square à New York, après la victoire de Barack Obama. Reuters/Carlo Allegri

Bienvenue sur le direct de la soirée électorale américaine, concocté par la rédaction de Slate.fr et ses envoyées spéciales à New York et Washington, avec nos collègues de Slate.com.

***

Nombre de grands électeurs déjà attribués: 509/538 (source CNN)
Remportés par Barack Obama: 303
Remportés par Mitt Romney: 206

 

 

En direct

17h03 - 11h03: La «une» choc de Bloomberg Business Week

Pour Bloomberg Businessweek, le visage d'un Obama vieillit publié en une du prochain numéro du magazine à paraître le 12 novembre, illustre la difficulté de la tâche à venir. «Des décisions cruciales pour l'avenir de l'économie, des entreprises et de la défense» devront être prises estime le magazine, qui avait préparé une photo comparable d'un Romney vieillit en cas de victoire républicaine.

16h45 - 10h45: «Friendly, François Hollande»

La page Facebook de l'Elysée vient de publier la lettre de félicitations de François Hollande à Barack Obama, que voici ci-dessous.

Vous remarquez quelque chose? Le seul mot ajouté à la main par notre président, outre le nom de son homologue, est «Friendly», comme dans «amicalement». Sauf qu'en anglais, «friendly» veut dire «amical», comme dans «cette personne est amicale», et que «Amicalement» se dit «Best» ou «Best regards». François Hollande aurait aussi pu opter pour «Best wishes» ou «Yours», mais dans tous les cas, pas «Friendly».

Dans son entretien avec Slate.fr au lendemain de son élection, François Hollande nous avait pourtant vendu du rêve en nous disant, en VO:

«Yes I speak English, more fluently than the former President.»

Juste pour le plaisir, j'en profite pour vous remettre mon moment préféré entre Nicolas Sarkozy et Barack Obama, qu'on peut sobrement intituler «Hey Barack!»

16h40 - 10h40: vite, un Nixon ou un Bush pour les Républicains!

Remarque amusante du journaliste de Sports Illustrated Bryan Armen Graham sur Twitter: depuis 1928, les Républicains n'ont pas gagné une élection présidentielle sans avoir un Bush ou un Nixon sur le ticket.

Entre 1932 et 1948, ils ont été systématiquement battus. En 1952 et 1956, Eisenhower l'a emporté avec Richard Nixon pour vice-président puis, après une nouvelle éclipse, Nixon l'a lui même emporté en 1968 et en 1972. En 1980 et en 1984, Reagan a gagné avec George H. W. Bush pour running mate, et Bush père est lui-même devenu président en 1988. Battu en 1992, il a vu son fils George W. Bush le «venger» en 2000 en battant Al Gore, puis être réélu en 2004 face à John Kerry. Alors, Bush 2016? (JMP)

16h30 - 10h30: bravo et merci Slate.com!

Bravo à David Plotz, le rédacteur en chef de Slate.com, qui avait prédit l'heure à laquelle la victoire d'Obama serait annoncée, à la minute près! J'en profite pour remercier notre grand frère Slate.com de m'avoir hébergée dans ses locaux et d'avoir en plus fourni nourriture chinoise, champagne et restes de chocolats d'Halloween pour la soirée électorale. Le site américain a publié plus de 75 articles dans la soirée, parmi lesquels:

Et en VO:

16h25 - 10h20: Pourquoi la Floride est encore jugée «too close to call»

29 grands électeurs, ceux de la Floride, sont toujours non attribués. CNN et NBC ne situent Obama qu’à 303 grands électeurs et mettent la Floride dans une couleur grisée qui signifie «non attribué». Le New York Times et le Washington Post mettent eux l’Etat en légèrement bleuté, ce qui indique une tendance en faveur d’Obama.

Selon les résultats officiels publiés par les autorités floridiennes, le président réélu a pour l’instant environ 45.000 voix d’avance dans l’Etat sur Mitt Romney (49,85% contre 49,29%). Mais tous les bulletins n’ont pas encore été dépouillés: il reste les federal absentee votings (les bulletins des Américains de l’étranger qui votent par correspondance) et les provisional ballots (les bulletins «provisoires» émis par les électeurs dont la validité du vote était incertaine —doutes sur leur inscription sur les listes, sur leur pièce d’identité...).

En 2008, la Floride avait comptabilisé environ 100.000 votes par correspondance de l’étranger (mais le nombre global de votes par correspondance dans l’Etat est en hausse cette année) et 35.000 votes provisoires. Romney peut donc a priori toujours inverser la situation dans l’Etat, mais il lui faudra nettement dominer sur les bulletins qui restent à dépouiller.

15h32 - 9h32: Obama a-t-il gagné grâce à ses goûts musicaux?

Selon Matthew Horton du magazine musical NME, rarement un leader politique «n'aura autant capitalisé sur ses goûts musicaux». Et rarement de si nombreuses stars de la pop auront soutenu un candidat. Car oui, Obama passe pour avoir les goûts musicaux les plus cool, à rebours d'un Romney adepte de country music. Des stars comme Jay-Z, Bruce Springsteen, Bob Dilan et Beyoncé ont soutenu le candidat démocrate.

«Le message c'est que la pop soutient Obama», et ça veut dire qu'un paquet de jeunes peuvent vouloir voter pour lui, et encore plus de moins jeunes qui se sentent pourtant jeunes et cool eux aussi! Et pour une analyse très poussée de l'utilisation électorale qu'a fait le président réélu de ses goûts musicaux, vous pouvez lire ce qu'en commentait dans The Atlantic David A. Graham en février dernier, quand Obama avait rendue publique sa playlist de campagne.

15h21 - 9h21: le gif de la soirée de victoire d'Obama

via Cécile Dehesdin

13h00 - 7h00 : La Floride toujours indécise

L'Etat qui avait mis cinq semaines à recompter ses voix en 2000 se fait de nouveau attendre en 2012. Même si l'enjeu n'est pas du tout le même, car ses 29 grands électeurs ne changeront pas la donne: avec 303 grands électeurs contre 206 pour Romney, le président Obama dispose déjà d'une large majorité dans le collège électoral et son adversaire a reconnu officiellement sa défaite. Voici à quoi ressemble pour le moment la carte des Etats démocrates et républicains, telle qu'on peut la consulter sur le site du Washington Post.

9h57 - 3h57: Le roman graphique de l'élection

Sur le site du Guardian, vous pouvez revivre les grandes étapes de la course à la présidentielle 2012, résumées dans une très belle «graphic novel».

9h25 - 3h25: A quoi ressemble vraiment le collège électoral américain

Le site de la prestigieuse université américaine de Princeton dédié aux élections propose une carte donnant la situation du décompte des voix Etats par Etat. Si la victoire de Barack Obama est avérée depuis plusieurs heures déjà, la carte permet de se faire une meilleure idée du collège électoral américain: la taille de chaque Etat y est proportionnelle à son nombre de grands électeurs.

9h07 - 3h07: la «une» du New York Times

«La nuit Obama: Il bat Romney pour un second mandat à l’issue d’une âpre lutte»

Libération consacre une édition spéciale à l'élection américaine:

8h34 – 02h34: Obama rejoint le groupe fermé des Présidents réélus malgré la crise

Depuis la crise économique de 2007-2008, la vie a été dure pour les présidents sortants. On a même assisté à une véritable hécatombe des partis au pouvoir. John Howard en Asutralie, John McCain aux Etats-Unis et Gordon Brown au Royaume-Uni ont montré la voie de la défaite. Depuis, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, le Japon, la Grèce et la France ont suivi.

Mais un petit groupe, emmené par Angela Merkel, a réussi à obtenir la validation de sa politique par les électeurs. La victoire de Julia Gillard en Australie en 2010 était ricrac, mais elle y est arrivée. Mark Rutte a présidé au triomphe du statu quo. Et maintenant, il y a Obama.

Les temps ont été durs pour le monde. La performance des Etats-Unis n’a pas été éblouissante sous le règne de Barack Obama en termes absolus, mais en comparaison le pays ne s’en est pas mal sorti.

A lire aussi sur Slate.fr
» Barack Obama réélu en fait pour deux ans

8h02 - 2h02: Twitter juge le discours d'Obama nul et génial à la fois

Pour regarder le discours de victoire d'Obama, c'est ici (vous pouvez aussi lire son discours en intégralité et en français, ainsi que le discours de défaite de Mitt Romney)
 

 
Sur Twitter, les avis sont partagés: Obama a prononcé soit «son meilleur discours depuis 2008» (dixit Ezra Klein du Washington Post), soit son discours le plus cliché à ce jour (dixit Farhad Manjoo de Slate.com).
 

A lire aussi sur Slate.fr
» Le discours de victoire de Barack Obama: «Nous croyons en une Amérique généreuse, une Amérique compatissante, une Amérique tolérante»

Le site de Mitt Romney retransmet le discours de victoire de Barack Obama. Le candidat républicain est bon perdant. 

07h15 - 1h15: Fox News dans tous ses états

La chaîne ultra républicaine Fox News a annoncé la défaite de Romney relativement rapidement, mais certains présentateurs ont eu du mal à avaler la pilule, comme l'illustre ce montage de NowThisNews.

A lire aussi sur Slate.fr
» Fox News en plein #malaise: Karl Rove estime qu'Obama n'a pas encore gagné l'Ohio

7h15 - 1h15: Romney a reconnu sa défaite

Mitt Romney a reconnu sa défaite vers 7 heures heure française lors d'un discours prononcé devant ses partisans à Boston (Massachusetts), qu'il a ouvert en affirmant avoir appelé peu avant Barack Obama pour le «féliciter».

A lire aussi sur Slate.fr
» Le discours de défaite de Mitt Romney: «J’aurais tant voulu réaliser ce rêve»

6h57 – 0h57: 6 milliards de dollars pour un statu quo

Les 6 milliards de dollars (4,6 milliards d’euros) dépensés au total sur les élections américaines de ce 6 novembre auront finalement servi à… maintenir le statu quo. Le Président démocrate, la Chambre des représentants républicaine et le Sénat démocrate n’ont pas changé de bord, souligne en effet le chef du service politique de la chaîne NBC News, Chuck Todd.

6h05 - 0h05

Selon le site de la chaîne d'information Fox News, Mitt Romney ne serait pas prêt à reconnaître sa défaite. L'équipe du candidat républicain jugerait le résultat de l'Ohio encore trop serré (l'écart entre les deux candidats se chiffre en dixièmes de point) pour qu'on puisse y déterminer un vainqueur.

Selon Fanny Roux, journaliste à Youphil, présente au rassemblement des supporters d'Obama à Chicago, le président réélu attendrait le coup de fil de son adversaire pour prononcer son discours.

Un journaliste de l'Etat a expliqué la décision des télévisions de l'attribuer à Obama par le fait que les bulletins restant à dépouiller proviennent de comtés urbains, plutôt favorables aux Démocrates. Mais cette dispute autour de l'Ohio risque de toute façon d'être vite périmée, puisque les médias ont depuis attribué le Colorado à Obama, le hissant à 290 votes —20 au-dessus de la majorité absolue, alors que l'Ohio en représente 18.

En attendant, cette histoire donne l'occasion aux journalistes de se moquer de lui en le comparant à John Kerry, qui avait attendu une matinée entière pour reconnaître sa défaite dans l'Ohio en 2004.

Le journaliste de Slate.com Dave Weigel note lui que les Républicains de l'Ohio ont apparemment reconnu leur défaite...

... qu'un utilisateur de Twitter propose à Romney de reconnaître sur l'air du Call Me Maybe de Carla Rae Jepsen

5h50 - 23h50

Où en est-on de la carte électorale? Obama est désormais donné à 281 grands électeurs, onze de plus que la majorité absolue, contre 203 pour Romney. Trois Etats restent en jeu:

  • la Floride (29 grands électeurs): sur 96% des bulletins dépouillés, Obama a environ 46.000 voix d'avance
  • la Virginie (13 grands électeurs): sur 94% des bulletins dépouillés, Obama a environ 22.000 voix d'avance
  • le Colorado (9 grands électeurs): sur la moitié des bulletins dépouillés, Obama a environ trois points d'avance

5h40: Fox News en plein #malaise

Leur commentateur Karl Rove affirme qu'il est trop tôt pour dire que l'Ohio revient à Obama, alors que la chaîne annonce sur son bandeau déroulant que le président a été réélu. «Eh bien, merci beaucoup...», répondent les journalistes, un poil sarcastiques, «voilà qui est gênant...». La journaliste de la chaîne Megyn Kelly vient de partir suivie par une caméra dans la «decision room» de sa chaîne pour obtenir des justifications des analystes sur leur décision de donner l'Ohio à Obama... Un grand moment de surréalisme pour la chaîne! (CD)

5h35 - 23h35: les grands gagnants au Sénat

Obama et Romney n'étaient pas les seuls candidats en lice aujourd'hui. Comme nous vous le faisions remarquer avec Cécile, les Américains ont dû voter pour des sénateurs, des membres de la Chambre des représentants et des gouverneurs ainsi que sur certaines lois. Petit tour des votes au Sénat:

  • La grande nouvelle, c'est que les gaffes sur le viol ne sont pas vendeuses. En Indiana, Richard Mourdock, le sénateur républicain qui considère le viol comme un «acte de Dieu», a perdu contre Joe Donnelly.  Claire McCaskill, l'actuelle sénateur du Missouri, a été réélue face à Todd Akin du Tea Party, l'homme qui croit que les  femmes «légitimement violées» savent naturellement rejeter le sperme de leur violeur. Pas de surprises, les blagues fusent: le Missouri aurait «naturellement rejeté» Todd Akin.  
  • La démocrate Elizabeth Warren a également délogé le républicain Scott Brown dans l'état de Romney, le Massachusetts. Une autre démocrate, Tammy Baldwin, mène dans le Wisconsin: si elle gagne, elle sera la première sénatrice ouvernement homosexuelle des Etats-Unis. 
  • Deux indépendants ont détrôné des Républicains au Sénat. Dans le Maine, Olympia Snow a perdu contre Angus King.  Dans le Vermont, Bernie Sanders a battu John MacGovern.

5h17 - 23h17

Le tweet de victoire de Barack Obama, réélu pour un second mandat de quatre ans:

5h10 - 23h10

La chaîne NBC vient d'annoncer la réélection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis.

4h45 - 22h45

Repéré par The Atlantic, l'ambiance sur les plateaux de la chaîne d'informations en continu FoxNews, plutôt très conservatrice:

4h40 - 22h40: Obama pas loin de son but

Plusieurs Etats décisifs, et non des moindres, commencent à être attribués par certains médias: NBC News annonce que Barack Obama va gagner dans le Wisconsin (10 grands électeurs), CBS dans le New Hampshire (4 grands électeurs) et CNN en Pennsylvanie (20 grands électeurs). Sans compter que CBS estime que le président sortant a un avantage dans l'Ohio. Dans la perspective d'une victoire dans ce swing state décisif, qui amènerait Obama à 269 grands électeurs, Romney ne pourrait recoller qu'en réalisant le Grand chelem dans tous les autres Etats (Virginie, Floride, Caroline du Nord, Nevada, Colorado, Iowa), ce qui paraît mission quasi-impossible... Les sondages sortie des urnes de CNN donnent d'ailleurs plusieurs points d'avance au président sortant dans l'Iowa et le Nevada. JMP

Lire plus de détails: pourquoi c'est «game presqu'over»

04h05 - 22h05: Un conseiller de Romney jette l'éponge

Avik Roy, conseiller de Romney en ce qui concerne la réforme du système de santé a jeté l'éponge. Sur Twitter, il a félicité ses amis démocrates assurant qu'il maintiendra sa «fidèle opposition» au parti bleu. 

(DD)

3h20 - 21h20: Romney derrière dans son fief du Massachusetts, un mauvais présage?

Sans surprise, Mitt Romney arrive derrière Barack Obama dans le Massachusetts, l'Etat dont il a été le gouverneur de 2003 à 2007, où il a voté mardi et où il attend les résultats. Est-ce déjà arrivé dans le passé? Pour un candidat vainqueur, pas depuis 1968: cette année-là, Richard Nixon avait perdu l'Etat de New York, où il résidait (mais dont il n'était pas l'élu, puisqu'il avait fait sa carrière politique en Californie). Le dernier président à avoir perdu un Etat dont il avait vraiment été l'élu est Woodrow Wilson, dans le New Jersey, en 1916.

Du côté des candidats perdants, la «performance» est plus courante. Le dernier à l'avoir réalisée est Al Gore, en 2000: celui qui avait été représentant puis sénateur du Tennessee avait perdu dans son fief face à George W. Bush. Alors, pour Romney, plutôt un destin à la Wilson/Nixon ou à la Gore?

3h10 - 21h10: aucun swing state n'a pour l'instant livré son verdict

CNN vient d'annoncer que les Républicains allaient conserver le contrôle de la Chambre des représentants, ce qui était plutôt attendu.

Une nouvelle salve d'Etats vient d'arrêter de voter, et la chaîne en a classé huit dans la colonne Romney: le Kansas, le Nebraska (pour trois grands électeurs sur cinq, le système d'attribution des grands électeurs y étant «mixte»), la Louisiane, le Dakota du Nord, le Dakota du Sud, le Texas, le Wyoming et le Mississippi. L'Alabama était aussi tombé un peu plus tôt du côté républicain. Obama gagne trois Etats supplémentaires: le Michigan (dont certains stratèges républicains avaient cru pouvoir faire un objectif), le New Jersey et New York.

Le candidat républicain compte donc 152 grands électeurs contre 123 à son adversaire, mais pour l'instant aucun vrai swing state n'a été attribué. CNN a également publié une série de sondages sortie des urnes qui s'inscrivent dans la lignée de ceux publiés avant le scrutin, puisqu'ils donnent Obama largement devant dans le Wisconsin (52%-46%) et au coude-à-coude dans le Colorado (48%-48%).

02h35, heure française/ 20h35, heure de la côte Est: les raisons des votes

Non, ces sondages ne nous permettent pas de savoir qui va gagner, mais ils illustrent les raisons du vote de l'électorat américain. Quelles conclusions tirer des sondages à la sortie des urnes?

Sur l'économie: Les électeurs d'Ohio n'arrivent pas à décider qui d'Obama ou Romney sera le meilleur leader économique. En revanche, la Floride fait plus confiance à Romney, tout comme la Virginie, rapporte le Washington Post

Sur la réforme du système de santé: selon le New York Times, la plupart des sondés voudraient conserver «Obamacare». En revanche, PBS affirme que 50% des personnes ayant répondu aux questionnaires à la sortie des urnes seraient opposés à la réforme du système de santé... Ce qui illustre les risques d'interprétation trop rapide de ces résultats préliminaires.  

Sur l'emploi: une petite majorité des électeurs qui ont répondu aux sondages à la sortie des urnes approuvent le bilan emploi d'Obama, rapporte le New York Times.   

Sur l'ouragan Sandy: deux tiers des sondés disent approuver la manière dont l'actuel chef d'Etat a géré l'ouragan Sandy. 

Sur l'industrie automobile: Si Obama gagne dans l'Ohio, cela pourrait être parce qu'il a sauvé l'industrie automobile dans cet Etat. Six électeurs sur dix affirment approuver la décision du Président américain, fortement critiquée par Romney à l'époque, notamment dans un éditorial publié par le New York Times

Obama devrait remporter le plus gros pourcentage du vote latino jamais gagné par un candidat, rapporte le Huffington Post. Un sondage impreMedia-Latino Decisions qui doit sortir dans la soirée lui donne plus de 73% de cet électorat, d’après une source non-autorisée à en parler avant la publication officielle. Bill Clinton détenait jusque-là le record, avec 73% du vote latino en 1996. (Daphnée et Cécile)

Les comptes Twitter à suivre
La nuit américaine: le programme de la soirée sur Slate.fr
Notre playlist «50 Shades of USA»

2h50-20h50: votez Chuck Norris

Les Américains ont le droit de ne pas choisir un des candidats présents sur leur bulletin de vote et d'écrire le nom de la personne qu'ils préfèrent à la place, on appelle ça le write-in. L'occasion pour certains d'un moment de fantaisie... Buzzfeed a fait la liste des candidats les plus improbables ajoutés par les électeurs, comme par exemple Leslie Knope, personnage fictif de la série Parks & Recreation:

ou Yoda:

Ou, dans les non-fictifs, Chuck Norris:

2h35 - 20h35, deux Etats de plus pour Romney

CNN vient d'ajouter deux Etats supplémentaires dans la colonne Romney, l'Arkansas et le Tennessee, ce qui amène le candidat républicain à 77 grands électeurs contre 64 à Obama. Plusieurs swing states sont en cours de dépouillement actuellement: les sondages sortie des urnes et les premiers bulletins dépouillés placent Romney devant en Caroline du Nord et en Virginie, les deux candidats au coude-à-coude en Floride et Obama devant dans l'Ohio.

2h13 - 20h13, un quart des grands électeurs attribués

Avec une grosse salve de fermeture de bureaux de vote, CNN vient de ranger huit Etats dans la colonne Obama: Connecticut, Delaware, Washington D.C., Illinois, Maryland, Maine (du moins 3 grands électeurs sur 4, dans cet Etat qui attribue ses grands électeurs d'une façon quelque peu particulière), Massachusetts et Rhode Island. L'Oklahoma et la Géorgie échoient eux à Mitt Romney, ce qui hisse Obama à 71 grands électeurs et Romney à 40. La chaîne a aussi publié deux nouveaux sondages sortie des urnes dans des swing states, donnant Obama devant dans le New Hampshire (50-48) et en Pennsylvanie (52-47).

2h - 20h, attention aux «Exit polls»

Beaucoup de sondages sortis des urnes, ou des résultats partiels, portant quelques pourcents des suffrages exprimés circulent sur Twitter et quelques sites. Par exemple ceux qui donnent Obama vainqueur en Ohio, ou en tête sur 10% des votants en Floride. Ce sont sûrement des bonnes nouvelles pour les démocrates, mais en aucun cas ce ne sont des assurances de victoires finales, comme le rappelle Daphnée ici.

01H40, heure française/19H40, heure de la côte Est: Restez dans la queue

Le message de la campagne Obama aux électeurs de Virginie: faites la queue, restez dans la queue! C'est ce que twitte Ryan Lizza, correspondant du New Yorker à Washington: 

D.D.

1h10, heure française, 13h10 à Miami, côté Romney

Romney remporte l'Indiana (11 grands électeurs) et la Virginie Occidentale (5). Là encore, tout est normal. Selon d'autres résultats partiels fournis par CNN en Floride et en Caroline du Nord, Romney semble en difficulté dans ce qui aurait dû être ses bastions.

***

01H13, heure française/ 19H13, heure de la côte Est, le Q&R de Romney

Romney a répondu aux questions d'un petit groupe de journalistes dans son jet privé. Molly Ball, de The Atlantic, a live-tweeté l'échange, qui révèle les réponses... peu révélatrices du candidat républicain, comme le souligne le Guardian.

Dans l'avion de Romney, le 6 novembre, avec les journalistes. REUTERS/Brian Snyder

Important, tout de même: Romney a l'intention de faire l'acquisition d'un chien de chasse s'il gagne.

1h10 heure française, 19h10 heure de la côte Est: Obama a-t-il prévu une phrase historique en cas de défaite?

Alors que Mitt Romney a expliqué à la presse avoir préparé un discours de victoire de 1.118 mots, mais pas encore de discours de défaite, Barack Obama a affirmé à une chaîne de télévision du Colorado, FOX31 Denver, en avoir deux de prêts, «car il ne faut rien prendre pour acquis».

A-t-il préparé une phrase historique au cas où il serait défait par Mitt Romney? Dans un de ses livres sur George W. Bush, Bob Woodward avait révélé qu'en 2004, le discours de défaite préparé par la plume du président, Michael Gerson, commençait par la phrase suivante: «Je viens juste de recevoir un appel de mon adversaire qui n'est désormais plus mon adversaire. C'est le président élu des Etats-Unis.»

1h, heure française, 19h à New York: le Vermont pour Obama, le Kentucky pour Romney

Aucune surprise dans ces premiers résultats annoncés par CNN.

***

Pour ceux qui voudraient quand même s'intéresser aux sondages sorties d'urne, voilà le petit guide de Dave Weigel, de Slate.com:

74% – la proportion de blancs qui ont voté en 2008. Si elle est plus élevée cette fois-ci, c'est bon pour Romney.

31% – la proportion du vote hispanique qui est allé à John McCain. Si elle reste identique, ou plus basse, pour Romney, c'est une mauvaise nouvelle pour lui dans le Nevada, le Colorado et la Virginie.

+7 – l'avantage démocrate en 2008. En 2004 et 2010, il n'y avait pas d'avantage démocrate –les partis étaient à égalité. S'il y a un avantage démocrate de 3 points ou plus, c'est une bonne nouvelle pour Obama.

46% – la proportion de blancs qui ont voté pour Obama dans l'Ohio en 2008. Il peut se permettre de tomber à 43% et gagner quand même, si le vote non-blanc est constant.

74%– La proportion d'électeurs blancs «évangéliques/born again» remportés par le ticket McCain-Palin en 2008, année où ils constituaient 26% de l'électorat total. On n'a jamais demandé à ces électeurs de soutenir un mormon, et on ne sait pas vraiment ce qui se passera avec ce vote, crucial en Virginie et la Rust Belt.

00H55, heure française / 18H55, heure de la côte Est: la victoire ou l'exil

Si leur candidat perd, les Américains promettent de s'exiler... en Nouvelle Zélande. Ca change, du Canada, menace habituelle des déçus de la démocratie made in USA. Flatté, un site néo-zélandais a donc commencé à compiler les tweets démocrates ET républicains. 

 
D.D.

0h35 heure française, 18h35 heure de la côte Est: le dépouillement a commencé dans deux Etats

Deux Etats sont en cours de dépouillement depuis un peu plus d'une demi-heure: l'Indiana et le Kentucky, où une partie des bureaux de vote ont fermé à minuit heure française. Les premiers résultats publiés (que vous pouvez par exemple consulter ici, et qui donnent Romney largement devant) sont extrêmement partiels, puisqu'ils portent sur moins de 1% des bulletins, et portent de toute façon sur deux Etats que Obama n'a aucun espoir de remporter.

0h15 heure française, 18h15 heure de la côte Est: le New Hampshire? ou l'Ohio?

Il n'y a pas que l'Ohio dans la vie: le scientifique Sam Wang, qui publie sur son site, le Princeton Election Consortium, un guide pour suivre les résultats, estime que «l'Etat à regarder en priorité ce soir est le New Hampshire». Pourquoi? Parce que ce petit swing state (4 grands électeurs) «est homogène et dépouille vite», et que si Obama le gagne «par moins de 1% ou est derrière, la soirée pourrait s'annoncer serrée». Les bureaux de vote du New Hampshire fermeront entre 1 heure et 2 heures du matin, heure française. (JMP)

0h05 heure française, 18h05 heure de la côte Est

Ce soir, l'Empire State Building affichera les résultats de l'élection en temps réel: le haut du monument new-yorkais sera illuminé de lignes bleues (pour Obama) et rouges (pour Romney), qui bougeront selon les résultats. L'idée a apparemment beaucoup plu à Laurence Parisot, qui suggère de l'adapter en 2017 avec la tour Eiffel.

Rappelons à l'ancienne patronne de l'Ifop que donner, en France, des résultats avant 20h reste hors la loi et passible de 75000 euros d'amende. (JMP)

23h40 heure française, 17h40 heure de la côte Est

Sur CNN, on joue à se faire peur pour tuer le temps en attendant les premières estimations: depuis cinq minutes, un des journalistes explique en détail ce qui se passera en cas d'égalité parfaite au sein du collège électoral 269-269 (un scénario que nous avons évoqué dans cet article, au point 5). Rappelons que dans ce cas-là, le scénario le plus probable est une administration... Romney-Biden. (JMP)

***

Barack Obama, qui s'était prêté au jeu des Questions/réponses sur le réseau social très geek Reddit, s'est fendu d'un petit comm' de remerciement. Et a exhorté les redditors à bouger leurs fesses pour aller voter. (JH)

***

Je m'apprête à partir passer la soirée électorale chez le rédacteur en chef de Slate.com David Plotz avec quelques collègues. On a prévu des bières, du vin et de la nourriture asiatique, mais on aurait aussi pu suivre les conseils culinaires du Washington Post pour un repas spécial Soirée électorale, qui conseille chips + sauce / pain de viande + frites ou onion rings (clairement elle ne s'adresse pas à des journalistes qui mettraient plein de gras sur leur clavier).

Buzzfeed préfère proposer un jeu à boire qui vous rendra saouls en moins de temps qu'il ne faut pour avoir un vainqueur cette nuit, puisqu'il faut boire à chaque fois que quelqu'un à la télé dit «Virginie», «Ohio», «270» ou encore «indécis»! (Cécile, Washington)

23h28 heure française, 17h28 heure de Washington D.C

Les femmes votent plus que les hommes... sur Facebook. Le réseau social a mis en place un outil interactif qui permet de voir en temps réel où les Américains ont cliqué sur le bouton «J'ai voté» de Facebook. Bizarrement, les femmes ont cliqué près du double de fois sur ce bouton que les hommes, alors qu'elles ne constituent que 51% de la population américaine et 53% de son électorat. (CD)

Inline image 1

23h16 heure française, 17h16 sur la côte Est: 1.118 mots pour Mitt

Selon plusieurs reporters embedded avec Romney, le candidat républicain a fini d'écrire son speech de victoire, et il fait précisément 1.118 mots. Et le discours de défaite? Pas pour l'instant, a répondu le candidat républicain. (JMP)

23h03 heure française, 17h03 heure de Washington D.C.: les appels au vote les plus LOL

Est-ce que vos fils Facebook et Twitter étaient remplis d'appels à aller voter pour les présidentielles françaises? Parce que depuis deux jours, on ne voit que ça chez nos contacts américains, qui sont au passage plus LOL que nous sur les encouragements au vote. Nos deux photos préférées:

«Ruth Bader Ginsburg, juge de la Cour suprême, n'a pas survécu à deux cancers sans rater un seul jour de travail pour que tu restes à la maison à regarder New York, Police Judiciaire» (sur la page Facebook Women Rise Up)



«Arrête de regarder des chats sur Internet, et va voter.» (véritable flyer de la campagne Obama, envoyé dans l'Ohio) (CD)

22h56 en France, 16h56 sur la côte Est: MC Limbaugh rappe sur Jay-Z

Rush Limbaugh qui rappe (ou qui «quasi-rappe», relève Slate.com) sur du Jay-Z, c'est aussi ça, la magie des élections américaines. Le très conservateur animateur de radio n'a pas du tout apprécié que Jay-Z (ou plutôt «Monsieur Z», comme il l'appelle à un moment) interprète en meeting son tube 99 Problems aux côtés d'Obama en remplaçant le mot «bitch» par le mot «Mitt», et pour exposer l'histoire à son public, il en a récité les paroles pendant une vingtaine de secondes à l'antenne. (JMP)

22h27 en France, 16h27 en Pennsylvanie: la machine à voter débugguée

Pour Will Oremus de Slate.com, la bonne nouvelle de cette vidéo d'une machine à voter ne permettant pas de choisir Obama c'est qu'il est peu probable qu'elle indique une tentative «systématique de voler l'élection». La mauvaise nouvelle, c'est que c'est parce que «ce genre de problèmes arrive assez régulièrement sur les machines à voter».

Un professeur de sciences informatiques de Stanford et fondateur du groupe Verified Voting, David Dill, lui a dit que le problème était probablement dû à un mauvais calibrage de la machine, où le logiciel a du mal à traduire la position du doigt de l'électeur. Quelqu'un aurait pu tenter de la pirater, mais Dill note que si on allait jusque là, «on pourrait tout aussi simplement programmer les machines pour qu'elles fraudent sans montrer sur l'écran le mauvais vote».

Quoi qu'il en soit, Mother Jones rapporte qu'une machine de Pennsylvanie qui avait ce problème (donc censément la même) avait été recalibrée et était de nouveau utilisée.

L'incident soulève un des problèmes des machines à vote, qui diffèrent d'Etat en Etat et ne sont pas suffisamment clairement étudiées et approuvées. Comme le demandait Forbes hier:

«Pourquoi est-ce qu'on se donne tellement de mal à discuter des options les plus détaillées du nouvel iPhone quand nos élections sont menées sur l'équivalent d'un vieux téléphone?»

(CD)

21h à Paris, 15h en Pennsylvanie: un bug sur une machine à voter

Attention, premier bug sur les machines à voter, qui devrait alimenter la paranoïa ambiante. Ça se passe dans un bureau de vote de Pennsylvanie, un des Etats sensibles, où une machine à voter électronique a été déclarée hors service après qu'un électeur l'a pris en flagrant délit -et en vidéo- de changement d'un vote Obama en vote Romney. La vidéo a été postée sur Youtube par «centralpavoter». Elle montre le doigt du votant appuyer sur le nom d'Obama, mais l'écran de contrôle affiche le nom de Romney:

Selon NBC, les Républicains disent avoir relevé aussi des erreurs dans l'autre sens. Questions qui vont se poser ce soir: est-ce un bug sur celle seule machine? Un problème sur les autres machines du même type est-il possible? Est-ce un problème de piratage? (JH)

A lire aussi sur Slate.fr
Les 16 questions dont va dépendre le scrutin
Pourquoi les Américains votent-ils un mardi de novembre et autres questions

Cécile Dehesdin (Washington), Daphnée Denis (New York) avec la rédaction de Slate.com, Johan Hufnagel et Jean-Marie Pottier (Paris)

Slate.fr
Slate.fr (9125 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte