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Elections américaines: l'économie s'améliorera quel que soit le vainqueur

Devant la Bourse de New York le 30 juillet 2012, REUTERS/Brendan McDermid

Devant la Bourse de New York le 30 juillet 2012, REUTERS/Brendan McDermid

Un consensus semble s'être créé chez les observateurs de l'économie américaine: le prochain président des Etats-Unis laissera sans doute l’économie du pays dans un meilleur état qu’il ne l’aura trouvée, qu’il s’agisse de Mitt Romney ou de Barack Obama. Le site économique Bloomberg écrivait ainsi lundi 5 novembre:

«Quel que soit le vainqueur de l’élection demain, l’économie est partie pour connaître une croissance plus rapide au cours des quatre prochaines années, les vents contraires qui la retenaient étant en train de se transformer en vents arrières. Les consommateurs dépensent plus et épargnent moins après avoir réduit la dette des ménages à son plus bas niveau depuis 2003. Les prix de l’immobilier rebondissent après avoir perdu plus de 30% depuis leur pic en 2006. Et les banques prêtent plus après avoir augmenté leurs capitaux propres de plus de 300 milliards de dollars depuis 2009.»

Les candidats eux-mêmes semblent conscients de cette situation. Quand Mitt Romney a annoncé lors de sa campagne qu’il créerait 12 millions d’emplois en quatre ans s’il était élu, les fact-checkers lui sont tombés dessus non pas parce que ce qu’il annonçait était impossible… mais au contraire trop plausible.

Sur Slate.com, Matthew Yglesias explique le calcul:

«Pendant les huit années de mandat de George W. Bush, un million d’emplois ont été créés tandis que l’économie en a gagné un demi-million lors du premier mandat d’Obama. En termes historiques, c’est abyssal. Plus de 11 millions d’emplois ont été créés au cours de chaque mandat de Bill Clinton.

Mais au cours des 18 derniers mois, l’économie a créé une moyenne de 162.000 emplois par mois. En maintenant ce rythme pendant quatre ans sans aucune amélioration de la conjoncture, on arriverait à 7,8 millions d’emplois créés sur la période.»

Bien sûr, le fait que l’économie soit bien partie pour une reprise ne signifie pas que celle-ci aura forcément lieu. Mais il s’agit d’une bonne nouvelle pour le parti qui gagnera mardi soir. Il pourra en effet utiliser tout rebond économique pour sa campagne des élections de mi-mandat.  

Si Obama est réélu, il pourra mettre les mauvais résultats de son premier mandat sur le dos de la présidence de Bush et affirmer qu’il a redressé la barre. Romney pourrait lui assurer qu’il a sauvé l’économie après quatre ans de stagnation sous la politique interventionniste d’Obama.

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