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Sarah Palin est de retour avec une nouvelle déclaration raciste contre Obama

Jamal El Hassani, mis à jour le 25.10.2012 à 13 h 56

Sarah Palin by David Shankbone 2010 NYC / David Shankbone via FlickrCC License by

Sarah Palin by David Shankbone 2010 NYC / David Shankbone via FlickrCC License by

Sarah Palin s’est fendue ce 24 octobre d’une nouvelle déclaration raciste, rapporte Gawker, qui l’affuble du charmant sobriquet «Mama Troll».

Sur sa page Facebook, l’ancienne gouverneure de l’Alaska a publié un statut accusant Barack Obama de mentir à propos de l’attaque terroriste du consulat américain à Benghazi le 11 septembre dernier.

Elle y emploie l’expression «shuck and jive» pour décrire l’attitude d’Obama sur ce sujet. Ce terme, complètement intraduisible, vient de l’époque esclavagiste, explique Gawker, citant le site Urban dictionnary:

«Shuck and jive se réfère à l’origine à des paroles et des actions trompeuses que les Africains-Américains utilisaient pour duper les Américains européens racistes ayant du pouvoir, à la fois pendant l’esclavage et après cette période. L’ expression était couramment utilisée dans les années 1920, mais pourrait remonter à une époque plus lointaine.

Shucking and jiving était une tactique de survie et de résistance. Un esclave, par example, pouvait dire avec enthousiasme, “bien sûr, Maître”, sans avoir réellement l’intention d’obéir. Ou bien un Africain-Américain pouvait faire semblant de travailler dur sur une tâche qu’on lui avait assignée mais travaillait en réalité uniquement lorsqu’il était observé. Ces deux situations sont des cas de shucking and jiving.»

A nouveau sur Facebook, Sarah Palin s’est défendue d’être raciste après le tollé provoqué par ses déclarations. Elle argue que des Démocrates tels que Jay Carney ont déjà employé l’expression. Pour prouver sa bonne foi, elle se positionne comme d’habitude en mère de famille modèle:

«Je suis connue pour avoir souvent utilisé l’expression quand je réprimandais ma fille Piper pour qu’elle arrête de procrastiner et qu’elle fasse ses devoirs.»

Selon The Atlantic Wire, bien que le terme ait été employé dans les médias par des personnes ouvertement racistes (et qui avaient conscience de la portée de leur mots) pour décrire des noirs, des blancs l’utilisent innocemment sans connaître l’origine de l’expression. C’est souvent le cas dans des zones très majoritairement peuplées de blancs du Midwest et du Nord-Ouest du pays où les gens ont très peu d’interactions avec les noirs et n’ont donc pas l’occasion d’employer ce genre d’expressions de manière offensante.

Sarah Palin est une habituée des déclarations fracassantes, rappelle The Huffington Post. En septembre dernier, avec la classe légendaire qu’on lui connaît, elle remettait en cause la virilité de Barack Obama:

«Nous savons déjà que le président Obama aime parler avec tendresse à nos ennemis. S’il n’a pas de gros bâton à porter, il est peut-être temps qu’il s’en fasse pousser un.»

En janvier, rapportait le Huffington Post, elle accusait ses détracteurs de «blood libel», une légende européenne du Moyen-Age selon laquelle les juifs vidaient des enfants de leur sang afin de l’utiliser pour des rituels lors de fêtes religieuses.

Jamal El Hassani
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Journaliste
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