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Pour son prochain débat, Obama suivra-t-il les conseils de Jed Bartlet?

«The West Wing».

Après le premier débat Romney-Obama, qui selon tous les observateurs fut largement dominé par Mitt Romney, le New York Times imagine avec humour un dialogue entre Barack Obama et Jed Bartlet, le charismatique président des Etats-Unis dans la série The West Wing (A la Maison Blanche). Abattu par sa piètre performance, le président Obama vient demander conseil à un Jed Bartlet passablement énervé.

Il ne comprend pas qu’Obama ait pu se laisser ainsi dominer alors que le débat paraissait gagné d’avance au vu de la pauvreté et du manque de cohérence du programme de Mitt Romney:

«Que s’est-il passé? Tu venais de prendre des antiallergiques? On t’avait mis sous anesthésie générale?»

«Est-ce que ton staff t’a dit que le débat allait être retransmis à la télé?»

«On aurait dit que juste avant que tu entres en scène, Sasha (la fille de Barack Obama) t’avait dit qu’un garçon de sa classe avec des tatouages lui plaisait.»

Des questions ironiques et humiliantes auxquelles Obama ne peut que trouver des excuses ridicules du genre «C’était pas mon soir.»

Après avoir remis en place le président, Bartlet prodigue quelques conseils: vanter son bilan (baisse du chômage, remise sur pieds de General Motors) et «avoir l’air condescendant». Puis Bartlet rejoue le débat en se mettant à la place de Mitt Romney et entraîne Barack Obama à répondre aux attaques du candidat conservateur en suivant un fil rouge qui tient en quelques mots: «Vous mentez, monsieur le Gouverneur», par exemple:

«Vous avez doublé le déficit.»

«Quand je suis arrivé au pouvoir en 2009, le déficit était de 1.400 milliards. Selon la commission du Congrès sur le budget, le déficit pour l’année 2012 sera de 1.100 milliards. Soit vous avez le niveau de maths d’un Shetland, soit, plus probablement, vous mentez.»

Même si Romney a refait son retard et n’est plus qu’à deux points d’Obama dans les sondages, rien n’est joué selon Jed Bartlet dont la rencontre avec le président s'achève par des encouragements pour les deux débats à venir:

«Tu as encore deux occasions de changer le score.» 

«Fais de Romney ton larbin à New York.»

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