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Le langage du corps, crucial pour le débat Obama vs. Romney

Laure Beaulieu, mis à jour le 03.10.2012 à 11 h 25

Mitt Romney lors d'un meeting à Pueblo (Colorado), le 24 septembre. REUTERS/Brian Snyder.

Mitt Romney lors d'un meeting à Pueblo (Colorado), le 24 septembre. REUTERS/Brian Snyder.

A quelques heures du premier débat présidentiel entre Mitt Romney et Barack Obama, les médias américains s'intéressent au rôle du langage corporel propre aux deux candidats.

Peggy Hackney, du New York University Movement Lab, a recensé pour le New York Times les trois gestes récurrents chez les deux candidats et les moments spécifiques où ils les utilisent.

Barack Obama fait avec sa main un geste quasi identique à celui qui consiste à lancer une balle de baseball quand il veut faire passer une idée. Il fait avec sa main, le geste de couper quelque chose quand il veut mettre l'accent sur un verbe d'action.

Selon le New York Times, le langage corporel de Mitt Romney est plus «fluide» que celui de son adversaire. Le candidat républicain fait des gestes que son adversaire ne réalise jamais comme l'ouverture des deux mains et des avant-bras qui correspond au geste de l'étreinte ou bien l'inclinaison de la tête d'un côté puis de l'autre pour ponctuer l'énoncé d'une idée.

Cara Hale Alter, présidente d'une agence de communication de Los Angeles, explique dans Forbes ce qu'il faut regarder dans le langage corporel des candidats pour avoir des indications sur leur état d'esprit. Selon elle, il faut observer la façon dont les deux candidats occupent l'espace, les gestes de leurs mains, la fluidité dans les expressions de leurs visages, leur façon de parler (formelle ou d'apparence décontracté) et leur manière de s'adresser au public.

Cara Hale Alter donne des notes aux deux candidats, et place Barack Obama devant dans tous les domaines du langage corporel sauf celui de la fluidité du visage.

Si les médias s'attardent sur cette question du langage corporel, c'est parce que cela peut être crucial. Metro US rappelle comment en 2000 Al Gore «a soupiré à plusieurs reprises, a hoché la tête et regardé avec mépris pendant les réponses de Bush. Des [expressions du visage] qui ont été moquées et qui ont donné de Gore une image de mal élevé condescendant», explique le journal.

Autre exemple: en 1992, George H. W. Bush regarde sa montre et ajuste son costume alors qu'on lui pose une question sur la façon dont il était personnellement affecté par la récession.

«Les observateurs ont indiqué que ces gestes l'ont catégorisé comme une personne ennuyeuse et peu compatissante, qui ne se soucie pas des problèmes de l'Américain moyen», note Metro US.

Laure Beaulieu
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