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Un Texan «lynche» une chaise en hommage au discours de Clint Eastwood et choque ses voisins

Pierrick de Morel, mis à jour le 27.09.2012 à 10 h 47

Capture d'écran de KEYE TV

Capture d'écran de KEYE TV

Pendre une chaise à un arbre: si ce geste vous semble étrange, il a choqué des Américains. Et pour cause: lorsque les habitants du nord d’Austin (Texas) ont vu ce siège métallique suspendu à un arbre du jardin de Bud Johnson, ils ont immédiatement pensé à la chaise vide à laquelle Clint Eastwood s’était adressé lors de la convention républicaine à Tampa fin août, et qui symbolisait Barack Obama.

Le TM Daily Post, un quotidien texan, raconte que, pour les voisins de Bud Johnson, le message était clair: ce dernier pendait symboliquement le président américain. Le scandale a pris une telle ampleur qu'ils ont lancé une pétition, avant que Bud Johnson ne décide finalement de faire marche arrière.

Dans ce reportage de la chaine américaine KEYE TV, Bud Johnson, particulièrement agressif, se défend d’être raciste et raconte qu’il a suspendu cette chaise à un arbre «parce qu’il n’a pas d’autre endroit où la mettre». On le voit finalement détacher l’objet du litige devant la journaliste. 

Revenant plus tard sur son geste devant la caméra de Kxan, une chaîne texane, il a tenté d’expliquer pourquoi il avait finalement décidé de retirer ce siège qui choquait son voisinage:

 «J’ai dû la descendre parce que trop de gens stupides ont eu cette idée: automatiquement, en voyant cette chaise, ils se sont dit: "OK, une chaise vide, c’est Obama". Mais ce n’est pas nécessairement vrai.»

Bud Johnson prétend que cet acte pour le moins étrange était en réalité une manière de rendre hommage à Clint Eastwood, dont il se dit particulièrement fan. Mais sur le site Statesman.com, le journaliste Ken Herman explique que, lorsqu’il a demandé à Bud Johnson si cette chaise avait un rapport avec la convention républicaine, le vieil homme lui a répondu que «c’est exactement ce qu’[il] avait voulu dire», se défendant cependant à nouveau d’être raciste.

L’affaire pourrait cependant ne pas s’arrêter là. Contacté mardi 25 septembre par le TM Daily Post, Max Millen, porte-parole des services secrets américains, a expliqué être «au courant du dossier» et être prêt à lui donner «les suites appropriées».

P. de M.

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