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En campagne en Floride, Obama se fait soulever du sol par un propriétaire de pizzeria

Jean-Marie Pottier, mis à jour le 10.09.2012 à 17 h 20

Scott Van Duzer et Barack Obama, le 9 septembre 2012. REUTERS/Larry Downing.

Scott Van Duzer et Barack Obama, le 9 septembre 2012. REUTERS/Larry Downing.

Même l’homme le plus puissant du monde ne l’est pas toujours: lors d’un déplacement à Fort Pierce (Floride), dimanche 9 septembre, Barack Obama a laissé Scott Van Duzer, le propriétaire d’une pizzeria locale, le soulever du sol en lui prodiguant une vigoureuse accolade. Réaction du Président:

«Regardez ça! Mec, tu soulèves des poids ou quoi?»

La presse américaine précise que Van Duzer fait environ 120 kilos, contre 80 pour le président, et peut en soulever près de 160. La scène a été immortalisée par de nombreux photographes: en dehors de celui de Reuters (voir ci-dessus), étaient notamment présents ceux de l’Associated Press, du New York Times…

Politico, qui estime que le président a été soulevé «d’une trentaine de centimètres» au-dessus du sol, explique qu’Obama est arrivé en lançant au propriétaire:

«Scott, laisse-moi te dire, tu es le propriétaire de pizzeria le plus costaud que j’ai jamais vu. Regardez moi ces pectoraux. Si je mange ta pizza, est-ce que je ressemblerai à ça?»

Le propriétaire du restaurant est enregistré comme électeur républicain, mais a voté Obama en 2008 et prévoit de le faire à nouveau. Le président a précisé qu’il s’était arrêté dans son établissement pour le féliciter du travail qu’il fait en faveur du don du sang au niveau local, qui a déjà été salué par la Maison Blanche :

«Je me demande encore comment il a fait pour avoir ces biceps, mais ce que nous savons, c'est que ce gars a aussi un grand cœur.»

Le New York Times précise que les agents chargés de la protection du président «avaient l’air un peu perturbés» et The Daily What que l’événement «ne faisait probablement pas partie du protocole». Scott Van Duzer affirme lui avoir obtenu leur permission, expliquant qu’un agent lui avait donné le feu vert «tant qu’il ne l’emportait pas avec lui».

Reste à savoir si cette scène symptomatique du storytelling «détendu» de la campagne Obama lui fournira, comme le souligne le Washington Post dans un jeu de mots, «l’impulsion» dans ce swing state clef qu’est la Floride, où le président sortant est au coude-à-coude avec Mitt Romney. Le vice-président d’Obama, Joe Biden, se livre d’ailleurs lui aussi à une campagne décontractée dans un Etat décisif, puisqu’il a passé son dimanche dans un diner de l’Ohio avec des motards.

J.-M.P.

Jean-Marie Pottier
Jean-Marie Pottier (944 articles)
Rédacteur en chef, responsable de la newsletter politique «Le Jour d'après». Auteur de «Indie Pop 1979-1997» et «Ground Zero. Une histoire musicale du 11-Septembre» (Le Mot et le Reste).
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