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Ben Laden mentionné 21 fois à la convention démocrate, une seule à la convention républicaine

Jean-Marie Pottier, mis à jour le 07.09.2012 à 14 h 43

Un autocollant «Oussama ben Laden est mort, General Motors est vivant» à la convention démocrate de Charlotte. REUTERS/Chris Keane.

Un autocollant «Oussama ben Laden est mort, General Motors est vivant» à la convention démocrate de Charlotte. REUTERS/Chris Keane.

Combien de fois Oussama Ben Laden, liquidé au printemps 2011 par les Etats-Unis,  a-t-il été mentionné lors de la convention démocrate? Uri Friedman, du site Foreign Policy, a fait le décompte: 21 fois. Dont une par Barack Obama dans son discours d'investiture:

«Il y a quatre ans, j’ai promis de mettre fin à la guerre en Irak. Nous l’avons fait. J’ai promis de nous reconcentrer sur les terroristes qui nous attaqué le 11-Septembre, et nous l’avons fait. Nous avons émoussé la dynamique des talibans en Afghanistan et, en 2014, nous aurons mis fin à notre plus longue guerre. Une nouvelle tour s’élève dans le ciel de New York, al-Qaida est en voie d’être défaite et Oussama ben Laden est mort.»

Le vice-président Joe Biden, lui, l’a mentionné quatre fois dans son discours, reprenant notamment un slogan déjà asséné auparavant:

«Oussama ben Laden est mort et General Motors est vivant.»

Mais la phrase la plus «mémorable», selon Foreign Policy, est sortie de la bouche de John Kerry, abordant la question fréquemment posée ces derniers jours de savoir si l’Amérique va mieux qu’en 2008:

«Demandez à Oussama ben Laden s’il est mieux loti maintenant qu’il y a quatre ans.»

Depuis le début de la campagne, les démocrates attaquent régulièrement leur opposant pour avoir estimé dans une interview, en avril 2007, que la traque d’Oussama ben Laden était trop coûteuse —un jugement que Mitt Romney avait ensuite nuancé.

Si le nom de l’ancien leader d’al-Qaida n’a été mentionné qu’une seule fois pendant la convention républicaine, il l'a d'ailleurs été par Mitt Romney lui-même, comme permet de le vérifier l’application de comptage de mots mise en place par le New York Times:

«Tous les Américains ont été soulagés le jour où le président Obama a donné l’ordre à la Seal Team 6 d’éliminer Oussama ben Laden. Sur un autre front, tous les Américains sont moins en sécurité aujourd’hui car il a échoué à ralentir la menace nucléaire iranienne.»

Foreign Policy note que, à l’inverse, en 1948, aucun des deux prétendants à la Maison Blanche —ni le président démocrate sortant Harry S. Truman ni son challenger républicain Thomas Dewey— n’avaient mentionné le nom d’Adolf Hitler dans leur discours d’investiture. Le chancelier allemand s’était suicidé le 30 avril 1945, dix-huit jours après la mort de Roosevelt et la prise de fonctions de Truman.

J.-M.P.

Jean-Marie Pottier
Jean-Marie Pottier (944 articles)
Rédacteur en chef, responsable de la newsletter politique «Le Jour d'après». Auteur de «Indie Pop 1979-1997» et «Ground Zero. Une histoire musicale du 11-Septembre» (Le Mot et le Reste).
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