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Les républicains imposent Dieu et Jérusalem aux démocrates

Temps de lecture : 2 min

In God We Trust / Scott Hudson via FlickrCC Licence by
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Deux mots qui peuvent changer l'élection américaine: Dieu et Jérusalem. Le 4 septembre, le journaliste David Brody a fait remarquer sur son blog sur CBN News que le mot Dieu n’avait pas été cité une seule fois sur la plateforme de la convention démocrate. Alors qu’en 2008 le document du Parti démocrate mentionnait Dieu, la plateforme de 2012 a supprimé toute référence au Tout-Puissant.

Les républicains, qui mentionnent Dieu plus de 10 fois sur leur plateforme, se sont emparés du sujet pour attaquer le camp démocrate. Le colistier de Mitt Romney, Paul Ryan, a déclaré sur Fox News:

«Je trouve cela étrange (…) Je crois qu’il faudrait obliger [les démocrates] à expliquer pourquoi ils ont fait ça, cette purge de Dieu.»

Sous la pression du camp adverse, les démocrates ont décidé le 5 septembre de modifier leur document. Le mot Dieu réapparaît:

«Nous avons besoin d’un gouvernement qui se lève pour les espoirs, pour les valeurs, les intérêts des classes populaires, et qui donne à chacun la volonté de travailler dur pour réaliser le meilleur de leur potentiel donné par Dieu.»

Une autre modification a été appliquée au document. Une phrase, «Jérusalem est, et restera la capitale d’Israël», a été ajoutée. Les républicains s’étaient indignés que le camp adverse refuse de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

«C’est malheureux que le Parti démocrate dans sa totalité se soit rangé derrière le refus honteux de Barack Obama de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël», a regretté Mitt Romney dans un communiqué. Sur Fox News, Paul Ryan a qualifié de «tragique» l’absence de cette phrase sur la plateforme du camp opposé. Selon une analyse du Wall Street Journal, les républicains espèrent surtout, en utilisant cette question, récupérer quelques voix de juifs américains, électorat traditionnellement démocrate.

Pour le camp démocrate, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu est un sujet sensible, explique Politico, car les Etats-Unis refusent officiellement de reconnaître Jérusalem comme capitale, et l’ambassade américaine en Israël est toujours située à Tel-Aviv. Le journal conclut donc qu’il s’agit d’une «proposition difficile à tenir pour un président sortant», qui a défendu une politique différente durant son mandat.

Cela explique peut-être pourquoi ces modifications ont été si difficiles à valider par les délégués démocrates à la convention. La séance a en effet été mouvementée. Le maire de Los Angeles et président de la convention démocrate, Antonio Villaraigosa, a dû si reprendre à trois fois pour décider si les partisans du non à l’amendement du texte criaient plus forts que ceux du oui. Après l’annonce de l’adoption de l’amendement, les délégués opposés aux changements ont hué cette décision, montrant, s’il était nécessaire, que ces questions divisent le camp démocrate.

Laure Beaulieu

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