USA 2012MondeElections-US-2012

Paul Ryan, superstar de la convention républicaine

Cécile Dehesdin, mis à jour le 30.08.2012 à 11 h 40

Paul Ryan et sa famille sur scène à la convention républicaine à Tampa, en Floride, le 29 août 2012.  REUTERS/Joe Skipper.

Paul Ryan et sa famille sur scène à la convention républicaine à Tampa, en Floride, le 29 août 2012. REUTERS/Joe Skipper.

Là où Chris Christie –le gouverneur du New Jersey, chargé de prononcer le keynote speech, discours le plus important après celui du candidat– a déçu, Paul Ryan a surpassé les attentes. Le potentiel vice-président a prononcé son discours à la convention républicaine ce mercredi 29 août, à la veille de celui de son colistier Mitt Romney. Et Romney a intérêt à assurer, parce que Paul Ryan a mis la barre très haut.

Selon les mots de The American Prospect, média classé à gauche, qui titre son compte-rendu du discours «Une star est née»:

«Le temps que Paul Ryan finisse son discours mercredi soir, la place de Mitt Romney dans le nouvel ordre républicain était devenue claire: qu'il gagne ou qu'il perde, il est là pour garder la place de Paul Ryan jusqu'à ce que dernier puisse lui-même prétendre à la présidence.»

Loin de l'image de geek politique adepte des discussions budgétaires qu'il trainait jusque là dans les médias, Ryan s'est transformé en rockstar, avec un discours anti-Obama qui a réussi à soulever l'enthousiasme de la foule républicaine là où les précédents sont passés relativement inaperçus.

«Ryan a fait rire et huer la foule, qui lui a fréquemment offert des standing ovations grâce à ses phrases parfaitement faites pour ça», résume le New York Magazine:

«Nous pensons qu'en insistant sur l'incapacité d'Obama à faire revivre l'économie, il a probablement appuyé là où il fallait chez de nombreux électeurs modérés. Pour faire court c'était, sans aucun doute, le meilleur, plus efficace discours de la convention

Et il a beau avoir triché avec la vérité ou tout bonnement menti à plusieurs reprises, comme le soulève le New York Magazine ou Dave Weigel sur Slate.com, la plupart des millions d'électeurs qui ont suivi son discours à la télévision n'iront pas se jeter sur des articles de fact-checking aujourd'hui, et ne retiendront que son talent d'orateur.

Pour écrire son discours, il a reçu l'aide des meilleurs speechwriters du parti républicain, comme Matthew Scully, qui avait écrit le discours de Sarah Palin à la convention de 2008.

Cécile Dehesdin
Cécile Dehesdin (610 articles)
Rédactrice en chef adjointe
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte