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Ron Paul: «Si j'avais été au pouvoir, le 11-Septembre n'aurait pas eu lieu»

Cécile Dehesdin, mis à jour le 27.08.2012 à 19 h 00

 Ron Paul / Gage Skidmore via Flickr CC License By

Ron Paul / Gage Skidmore via Flickr CC License By

Le libertarien Ron Paul a harangué les 7.000 admirateurs qui s'étaient amassés pour l'écouter à l'université de la Floride du sud ce dimanche 26 au soir, à la veille de ce qui devait être le premier jour de la convention républicaine.

Ce libertarien de 77 ans –candidat déçu à la nomination républicaine– est jugé relativement ingérable par les huiles du Parti. D'après, Ron Paul le camp Romney lui avait proposé de participer à la convention à condition de faire d'abord approuver son discours

Et on comprend mieux pourquoi lorsqu'on voit ce qu'il a notamment dit à propos du 11-Septembre:

«On a dit si le camp Paul avait été au pouvoir, Ousama Ben Laden serait toujours en vie. Vous savez ce que je réponds? Les 3.000 personnes tuées le 11-septembre aussi seraient en vie!»

Pendant son heure de discours, il a également affirmé que Bradley Manning –le soldat emprisonné pour avoir fourni des informations confidentielles à WikiLeaks– était l'équivalent de Daniel Ellsberg –le «whistleblower» qui a permis de révéler les Pentagon papers, avant de dire que Julian Assange était un citoyen australien et ne devrait pas être poursuivi pour trahison aux Etats-Unis.

Ron Paul –qui a du coup refusé l'invitation à participer en personne à la Convention républicaine– a discouru pendant plus d'une heure au «Paul Festival», un évènement de trois jours tenus à la veille de la Convention.

Des orateurs se sont succédés pendant 4 heures dimanche soir avant de lui laisser la place, et il n'a pas manqué d'ouvrir son discours sur cette opposition entre les pontes du parti républicain et son mouvement:

«Aujourd'hui, j'ai été très excité de recevoir un coup de téléphone du Parti républicain. Ils m'ont dit qu'ils ont changé d'avis, ils vont me donner une heure entière et je peux dire tout ce que je veux –demain soir!»

«Demain soir», c'est à dire ce lundi soir... où le parti a annulé ses discours pour cause d'ouragan Isaac.

Les Républicains ont un problème avec Ron Paul. Le Parti doit réussir à prendre en compte son pouvoir d'attraction –notamment chez les jeunes– sans pouvoir lui donner un rôle véritablement important vu son côté «incontrôlable». Le départ de Ron Paul à la retraite pourrait apporter une solution, avec un candidat plus «acceptable» représentant son mouvement. Encore faut-il que les libertariens suivent quelqu'un d'autre que leur leader.

C.D.

Cécile Dehesdin
Cécile Dehesdin (610 articles)
Rédactrice en chef adjointe
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