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Les quatre moments les plus honteux de l'histoire des JO

Pauline Moullot, mis à jour le 02.08.2012 à 15 h 45

JOde 1936 à Berlin/Bundersarchiv Via WikimediaCommons

JOde 1936 à Berlin/Bundersarchiv Via WikimediaCommons

Les JO modernes ne sont pas seulement un moment de patriotisme et d’entente entre les nations. Reason a récapitulé les quatre moments les plus honteux de l’histoire des Jeux olympiques.

En quatrième place, le procès médiatique intenté à Richard Jewells après l’attentat des JO d’Atlanta en 1996. Cet agent de sécurité avait trouvé un paquet suspect avant que les bombes explosent. Désigné «suspect numéro un» par le FBI, il était devenu la cible des médias américains, qui ont vite fait le raccourci entre suspect et coupable.  

Les familles des victimes lui ont même intenté un procès avant que le terroriste Eric Rudolph soit finalement inculpé pour cet attentat. Richard Jewells a par la suite poursuivi Atlanta Journal-Constitution et NBC News. La chaîne de télévision a fini par lui verser 500.000 dollars de dédommagement.

En 1968 à Mexico, le salut du «black power» a entraîné l’expulsion des athlètes: c'est le troisième moment le plus honteux. Les Américains Tommy Smith et John Carlos remportent les médailles d’or et de bronze au 200 mètres le 16 octobre 1968. Ils montent sur le podium sans chaussures et en portant des chaussettes noires et font le salut du black power. Le médaillé d’argent australien Peter Norman les soutient et annonce s’opposer à la politique «Australie blanche» de son pays.

Les trois athlètes affirment agir dans le cadre du projet olympique pour les droits de l’homme et en portent les badges. Le CIO a jugé que cette attitude était une violation des principes olympiques et les deux athlètes américains ont été renvoyés chez eux. Peter Norman a été ostracisé dans son propre pays. Trente-deux ans plus tard il n’était même pas inclus dans l’organisation des JO de Sydney en 2000.

Pas de surprise, les JO de Berlin en 1936 arrivent en deuxième position. Si certains ont appelé au boycott des Jeux organisés par Hitler, 49 nations (dont les Etats-Unis et la France) ont finalement participé et ont accepté de voir des athlètes effectuer le salut nazi.

1972. Les Jeux sont organisés à Munich pour faire oublier les Jeux nazis qui ont eu lieu 36 ans plus tôt. La prise d’otage de 11 athlètes israéliens par les terroristes palestiniens de Septembre noir se solde par la mort de l’ensemble des otages, d'un policier allemand et de cinq des huit terroristes. Le moment le plus honteux de l’histoire des JO.

Pour les JO de 2012,  le président du CIO Jacques Rogge a refusé de marquer une minute de silence pour commémorer la prise d’otage de 1972.

Pauline Moullot
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