Cela fait trois jours que la compétition des Jeux olympiques a commencé. Et la surprise vient des performances de la Corée du Nord, qui se classe 4e, devant l'Italie et juste derrière la France. Le régime autoritaire a déjà gagné trois médailles d’or et une médaille de bronze. «Mais quel est le secret de la Corée
du Nord?» se demande June Thomas sur Slate.com.
D’après l’un des gagnants des médailles d’or, tout le mérite
revient au défunt leader de la Corée du Nord. Quand Om Yun-chol gagne l'épreuve d'haltérophilie dimanche 29 juillet, il explique à l’Olympic News Service, l'agence de presse officielle des JO:
«Je crois que le grand Kim Jong-il veille sur moi.»
En plus de l’hypothèse de l’intervention d'outre-tombe, la Guerre
froide a montré que les régimes les plus idéologiques passent souvent
beaucoup de temps à essayer d'être les meilleurs dans les compétitions sportives. Et on ne peut que
remarquer que les athlètes du pays sont mieux nourris que la vaste majorité de
leurs compatriotes.
Mais d’après un expert de la Corée du Nord interviewé par The Guardian, Brian Myers, la réussite sportive n’est pas centrale dans la croyance du régime en sa supériorité:
«La Corée du Nord revendique seulement une supériorité
morale. Ce n’est pas un gros problème pour eux s’ils ne sont pas capables de
gagner des médailles d’or dans différentes disciplines. Si ils en obtiennent quelques-unes
ils attribueront ça à leur capacités morales uniques et les athlètes
remercieront leur leader pour les avoir inspirés.»
Toujours d'après The Guardian, dans un séminaire qui a eu lieu à Pyongyang en mai dernier, un
intervenant a expliqué que les athlètes nord-coréens devaient «laisser tomber
les règles et méthodes de style coréennes durant chaque match».
Et si le secret de la Corée du Nord, c'était que justement il n'y en avait pas et que le pays jouait comme tout le monde? Comme le raconte June Thomas, Om, qui était classé 11e dans le monde en 2011, a pu faire sa première épreuve tôt dans la journée avec le groupe B, moins intimidant
et moins fort sur le papier. Cela lui a donc permis d'arriver en forme face aux favoris de la compétition huit heures plus tard. On est loin de la démonstration de force.
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Il me semble que tous les commentaires positifs ou négatifs adressés aux athlètes des autres pays, s'appliquent aussi aux athlètes des pays de notre préférence. Par exemple, la Corée du Nord nous a surpris autant que notre France. Nos idôles athlètes étatsuniens prennent un peu de leur rhûme ces derniers décennies et cela blesse un peu notre égo. Le étatsuniens restent toujours les plus forts, mais se font dépasser quelquesfois par d'autres nouvelles générations des autres pays. Notre opinion vient de notre mentalité décrite dans "La déconstruction du mythe américain", de Jean-Philippe IMMARIGEON (francamericain)que l'on peut retracer avec google.