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Et si les Monty Python organisaient les JO de Londres?

Jean-Laurent Cassely, mis à jour le 23.07.2012 à 13 h 00

Monty Python - Sacré Graal

Monty Python - Sacré Graal

Le 4x400 mètres, le tir à l'arc, le 400 mètres nage libre... Les épreuves des JO d'été 2012 manquent cruellement d'originalité. C'est pourquoi Tony Olivero s'est demandé, dans le Wall Street Journal, à quoi ressemblerait la compétition si le Comité olympique avait laissé aux commandes la troupe d'humoristes anglais la plus célèbre et la plus déjantée de tous les temps: les Monty Python. Sélection d'épreuves sportives les plus absurdes inventées par la bande de John Cleese.

1. Athlétisme: les Olympiades stupides

Dans un de leurs sketches consacrés au sport, les Monty Python imaginent une version très personnelle des JO: les Olympiades stupides («Silly Olympics»). Les épreuves les plus stupides en sont:

- Le saut d'obstacles des athlètes qui pensent qu'ils sont des poulets

- Le 100 mètres des sportifs qui n'ont pas de sens de l'orientation

- Le marathon des athlètes incontinents

2. Le saut par dessus la Manche

Autre sketch mémorable du Monty Python's Flying Circus, l'émission des Monty Python sur la BBC, la tentative de Ron Obvious de traverser la Manche... en sautant. La règle est simple: il faut sauter de Douvres, sur la côte anglaise, à Calais, de l'autre côté du Channel. Soit une distance de 21 miles (33,8 km) —et même 26 miles (41,8 km) exactement, puisque l'athlète explique dans le sketch qu'avec un vent favorable il pourrait dépasser la plage de Calais et arriver directement en centre-ville.

3. Le match de foot des philosophes: Grèce / Allemagne

Monument du non-sense britannique, le sketch du match de foot Allemagne/Grèce est imaginé par les Monty Python à une époque où les problèmes de dette souveraine et de crise de l'euro n'étaient pas encore au centre du débat public. La vidéo a beaucoup a été partagée au moment du vrai match qui a opposé les deux équipes lors du dernier Euro.

Il s'agit plutôt d'un hommage à la philosophie européenne, puisque chaque équipe a sélectionné les plus brillants représentants de sa tradition de pensée. Kant, Nietzsche, Heidegger pour les Allemands, Sophocle, Socrate, Aristote pour les Grecs. Or dès le coup de sifflet de l'arbitre (fonction occupée par Confucius), ce qu'on redoute le plus arrive: les joueurs se mettent... à penser. Pendant les 89 premières minutes, les philosophes se livrent à des promenades méditatives solitaires ou débattent en petits groupes sur la pelouse, et personne ne touche la balle. Karl Marx entre en fin de partie sur le terrain en remplacement de Wittgenstein. Archimède finit par avoir l'Idée (Eurêka!) et tape le premier dans la balle, se livre à un une-deux avec Socrate et lui fait la passe décisive. But. Une réalité rapidement contestée et remise en cause par Hegel et Kant.

Jean-Laurent Cassely
Jean-Laurent Cassely (990 articles)
Journaliste
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