Société

Calendrier de l'Avent des podcasts: qui a tué la femme aux lentilles connectées?

Temps de lecture : 2 min

[J-18] Slate.fr propose un calendrier de l'Avent 100% podcasts avec des programmes qui ont marqué l'année 2020. Aujourd'hui, une fiction d'enquête policière dans un univers néo-futuriste.

L'univers de «Mimesis» rappelle celui de «Blade Runner». | Jordan Imbert
L'univers de «Mimesis» rappelle celui de «Blade Runner»| Jordan Imbert

Tout commence avec le cadavre d'une jeune femme dénudée, objectifié par un inspecteur de police pas franchement féministe. Assez classique dans une série policière, me direz-vous. Sauf que ce n'est pas d'un énième épisode de NCIS dont il est question, mais d'une fiction audio indépendante particulièrement immersive, Mimesis.

Première réalisation sonore de Grégory Alan, auteur débutant fan de science-fiction et de littérature, Mimesis nous plonge dans un univers néo-futuriste librement inspiré de ceux de Blade Runner et autres Sin City, non sans une touche de roman noir.

Cavale dans les bas-fonds

Un inspecteur de police rustre et machiste –interprété par Gabriel Ponthus– se retrouve embarqué dans une cavale effrénée après avoir été accusé du meurtre d'une jeune femme, retrouvée équipée de lentilles connectées qui ont filmé toute la scène, mais ont flouté les visages.

Accompagné dans sa fuite par une mystérieuse femme dont on ignore le nom –brillamment incarnée par Adèle Roqueta, dont la voix enveloppante séduit immédiatement– et qui le guide grâce à des implants installés de force dans ses oreilles, l'inspecteur de police comprend assez rapidement qu'il se bat contre la multinationale VR Corp. La même qui commercialise les lentilles retrouvées sur la victime. Tiens, tiens.

Une série qui se déploie

Une fois passé le premier épisode qui décontenance par la grossièreté des propos des deux personnages, la série déploie vraiment ses capacités d'écriture et de jeu, et montre tout son potentiel. Il faut donc s'accrocher un peu pour se laisser embarquer dans ce scénario haletant, qui alterne entre une narration littéraire et des dialogues plus crus.

Très joliment mise en sons, la série mixée en son binaural laisse aussi une grande place à l'ambiance et à la musique composée par Grégory Alan. Souvent gadget, le binaural sert ici pleinement le confort d'écoute et nous plonge réellement dans cet univers un peu crasseux des bas-fonds dans lesquels l'inspecteur mène l'enquête.

Encore en diffusion (un épisode est publié chaque lundi et jeudi), Mimesis parvient à créer l'imaginaire d'un univers néo-futuriste crédible, bien trop rare dans les fictions sonores. La série devrait compter dix-neuf épisodes d'une petite dizaine de minutes, soit deux heures trente d'enquête. Une prouesse assez remarquable pour un podcast indépendant, qui n'a pas à pâlir devant des projets portés par des grosses boîtes de production.

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