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Les développeurs sont tellement défoncés que le FBI a du mal à en recruter

Un développeur de la série Silicon Valley recherche un nom de start-up sous champignons hallucinogènes.

Un développeur de la série Silicon Valley recherche un nom de start-up sous champignons hallucinogènes.

Les petits génies du code sont-ils tous accro à la fumette? C'est ce que semble suggérer le patron même du FBI, James Comey, qui vient de déclarer que l'agence réfléchissait à changer ses règles de recrutement, tant la consommation de cannabis semble répandue chez les «techies». Et empêche donc le FBI, qui disqualifie d'emblée tout candidat «qui a fumé de l'herbe sur les trois dernières années», explique le Wall Street Journal, de renforcer ses équipes en charge de la lutte contre la cybercriminalité.

A l'occasion d'une conférence à New York, James Comey déclarait ainsi:

«Je dois recruter une main d'oeuvre efficace pour être à la hauteur de ces cyber criminels et certains de ces gamins veulent fumer de la weed sur le chemin de l'entretien d'embauche.»

Le boss du FBI aurait même ajouté que l'agence toute entière «était aux prises avec la question» de savoir s'il fallait ou non faire sauter sa politique anti-cannabis.

Une question d'autant plus essentielle que ces forces en charge du cyber sont de plus en plus incontournables au sein des agences de renseignement et que Barack Obama a fait depuis longtemps de la cyberdéfense une priorité. Sans compter que le Congrès a donné son feu vert au FBI pour une vague de nouvelles embauches: l'agence peut «ajouter 2.000 employés» à son personnel cette année, note encore le Wall Street Journal.

Dev et hackers, tous défoncés? Ce qui ressemble à un cliché est en tout cas largement alimenté par la représentation de ces spécialistes de l'informatique, au cinéma ou dans les séries. La très récente Silicon Valley, série de HBO plutôt bien reçue, qui suit les tribulations d'un groupe de développeurs cherchant à s'imposer dans le paysage infernal des Google, Apple et autres Facebook, dépeint par exemple très largement les nombreuses prises de drogue de l'équipe. 

«Ces nerds qui s'engagent dans une start-up fument de la weed sans que cela ait la moindre conséquence», note ainsi The Daily Beast. Herbe, médocs ou champignons, comme dans cette séquence aussi terrifiante que drôle où l'un de ces «nerds» recherche un nom pour leur start-up, en avalant au préalable quelques champignons hallucinogènes:

Faut-il prendre le risque de confier la cybersécurité des Etats-Unis à des amateurs de drogue? Slate.com se pose la question, en rappellant avec une pointe d'ironie que «d'un côté, il semble que [le pays] doit choisir les meilleurs pour travaillers sur ces enjeux nationaux de cybersécurité. Mais que de l'autre, s'ils sont défoncés à longeur de temps (parce que les consommateurs de drogues arrivent toujours au boulot défoncés, n'est-ce pas?), leur sens de l'urgence peut s'en retrouver en quelque sort éteint.»

Et le journaliste de conclure:

«Et ensuite, on pense au fait que des personnes prennent de toute façon des décisions épouvantables en matière de cybersécurité, quelque soit leur état, et tout cela semble sans espoir et terriblement frustrant. J'ai besoin d'un verre.»

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