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N'ayez plus peur de la pollinisation des OGM: bientôt, on descendra à la mine pour récolter le maïs

Aude Deraedt, mis à jour le 14.05.2014 à 18 h 31

Mine d'Harrachov Jakub Friedl via Flickr CC License by

Mine d'Harrachov Jakub Friedl via Flickr CC License by

Utiliser les mines et les caves désaffectées pour faire pousser du maïs OGM pourrait bientôt être la solution pour éviter la pollinisation croisée, tant redoutée par les Européens. Selon le site Gizmodo, des scientifiques ont découvert que le maïs pouvait pousser sous terre, là où les taux de dioxyde de carbone explosent et à l'abri des rayons du soleil.

Des chercheurs de l'université de Purdue ont eu l'idée saugrenue de cultiver des plants de maïs dans une ancienne mine de calcaire. Et étonnamment, ça a marché. Les plants se sont développés de manière tout à fait ordinaire.

Pour y parvenir, les scientifiques ont dû contrôler la température des plants. Ils ont ainsi placé des lumières artificielles, ainsi que de quoi chauffer le sous-sol. Le but: simuler les étapes du jour et de la nuit, nécessaires à la photosynthèse. Dans la journée, la température était d'environ 26°C. Le soir, elle était à 18°C. Chaque jour, un souffle d'air frais était dirigé sur les plants, afin de réduire leur taille. Une méthode déjà utilisée pour la culture des poinsettias.

«Le groupe qui expérimentait cette baisse de température a produit la même récolte de grains, mais les tiges étaient 10% plus petites et elle pesaient moins lourd que celles du groupe de contrôle (qui expérimentait cette technique sans le souffle d'air frais)», explique l'auteur de l'article publié sur Gizmodo.

Les deux récoltes ont donc produit autant de maïs, mais celle réalisée grâce à de l'air frais a nécessité moins d'espace.

Sur le site de l'université de Purdue, Cary Mitchell, professeur d'horticulture, explique que cette technique pourrait être utilisée dans les caves et les mines:

«C'est un moyen abordable et non-chimique de mener à maturité des plants d'OGM sans laisser le pollen ou les graines atteindre l'écosystème.»

D'après l'auteur de l'article, une telle avancée pourrait même permettre d'envisager «l'utilisation de plants génétiquements modifiés pour produire des produits médicaux, tels que les antibiotiques ou les composants des vaccins». A défaut d'en arriver là, cette méthode aura au moins le mérite de respecter les pays qui refusent de cultiver les OGM, avec parmi eux la France.

Aude Deraedt
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Journaliste
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