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Voici un GIF qui résume l'accélération de notre découverte d'exoplanètes

Andréa Fradin, mis à jour le 23.07.2015 à 20 h 28

Un système planétaire | NASA/JPL-Caltech

Un système planétaire | NASA/JPL-Caltech

Alors qu'une nouvelle planète, Kepler-452b, vient d'être découverte, nous republions cet article sur les découvertes de planètes.

«Tout le monde me disait que j'étais fou.» Il n'y a pas si longtemps, dans les années 1990, la recherche de planètes habitables en dehors du système solaire était appréhendée d'un oeil sceptique, comme en témoigne ce pionnier de la chasse aux exoplanètes, Geoff Marcy, auprès d'un journaliste de The Atlantic.

Désormais, l'humanité a connaissance d'au moins 1.800 exoplanètes grâce notamment au télescope spatial Kepler et, le 18 avril, la planète se réjouissait –peut-être un peu vite– de la découverte d'une certaine Kepler-186f, planète «comparable à la Terre et située dans la zone habitable de son étoile», résumions-nous alors.

Pour bien saisir l'ampleur de ce bond de géant dans notre connaissance de l'univers, il suffit (comme souvent) de jeter un oeil à un simple GIF, réalisé à partir d'une image de la Nasa:

Nombre de planètes découvertes par année, depuis 1995. Le bleu correspond au nombre de planètes découvertes dans l'année, le rouge au nombre de celles identifiées dans l'année avec le télescope Kepler, le jaune aux 715 planètes identifiées la seule année 2014 avec Kepler | Nasa Ames/SETI/J Rowe

En une année seulement, les résultats de notre quête à l'exoplanète ont tout simplement été multipliés par 4: 800 nouvelles entités identifiées en 2014 contre un peu moins de 200 en 2013 et 2012. Quand, «il y a moins de deux décennies, nous ne connaissions que les planètes du Système solaire, ainsi que le rappelle le blog Autour du ciel du Monde, et que la découverte d’autres planètes en orbite autour d’autres étoiles était encore hypothétique».

Un butin considérable qui aurait pu s'étoffer davantage encore si Kepler n'était pas tombé en carafe, comme le rappelle The Atlantic. Lancé en 2009, le télescope chargé «de surveiller, explique la Nasa, une région de la Voie Lactée pour découvrir une douzaine d'exoplanètes similaires à la Terre» a connu des désagréments mécaniques en 2013, et a fini par cesser ses observations en août.

En attendant que l'agence spatiale américaine propose une alternative, les données collectées par Kepler continue néanmoins d'être analysées.

La Nasa expliquait en février dernier que l'existence de plus de 3.600 planètes potentielles détectées par le télescope depuis 2009 était passée au crible sur Terre à l'aide d'autres méthodes. Si 961 d'entre elles ont jusque-là bien été identifiées, Policy Mic rappelle qu'il ne sera pas aisé de repérer une version planétaire susceptible d'être habitable et dont la taille se rapproche de celle de la Terre. De quoi modérer l'enthousiasme de ceux qui rêvent d'aller faire un tour sur Kepler-186f –à quelque 4,6 millions de milliards de kilomètres d'ici.

Qu'ils se rassurent néanmoins, pour ce seul modèle de contrefaçon terrestre, des astronomes estiment que le compte pourrait atteindre «jusqu'à 40 milliards» de planètes, écrivait le New York Times fin 2013. Autant dire qu'il y a encore du boulot. Et de la découverte à gogo. 

A.F.

Andréa Fradin
Andréa Fradin (204 articles)
Journaliste
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