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Des images satellites de la Guerre Froide révèlent des villes perdues au Moyen Orient

Charlotte Pudlowski, mis à jour le 26.04.2014 à 16 h 35

Signes d'anciennes habitations visibles sur cette image satellite d'un site en Syrie.INTERNET ARCHAEOLOGY/ JESSE CASANA

Signes d'anciennes habitations visibles sur cette image satellite d'un site en Syrie.INTERNET ARCHAEOLOGY/ JESSE CASANA

Une étude de photos prises grâce à des satellites espions pendant la Guerre Froide viennent de tripler le nombre de sites archéologiques connus au Moyen-Orient, en révélant des milliers d'anciennes villes, canaux, routes, et autres ruines, rapporte National Geographic sur son site.

L'utilisation d'images satellites déclassifiées par les archéologues est pratique courante, depuis plusieurs décennies, et avaient déjà permis la découverte de sites en Irak comme en Turquie ou en Syrie. Mais le nouvel Atlas Corona du Nouvel Orient, dévoilé jeudi par la Society for American Archeology lors de leur réunion annuelle, fait passer «la science acquise via des images de satellite espion à un tout autre niveau», juge National Geographic. Des sites qui étaient perdus pour l'Histoire viennent de resurgir.


Photo satellite de 1961 montrant Tell Rifaat au Nord Ouest de la Syrie, désormais complètement entouré d'une ville moderne. JESSE CASANA, JACKSON COTHREN AND TUNA KALAYCI

«Certains de ces sites sont énormes, et ils étaient complètement inconnus» selon l'un des archéologues de l'équipe d'étude de l'Atlas, Jesse Casana, qui a présenté les résultats. Selon lui les images sont en plus de très bonnes qualité.

Les sites les plus importants, en Syrie et en Turquie, datent très probablement de l'Âge de Bronze et comprennent des ruines de murs et de citadelles. Deux d'entre elles couvrent plus de 50 hectares.

Ce n'est pas la première fois, ces dernières années, que des découvertes archéologiques importantes surviennent grâce à des images satellites. Ainsi en 2011 par exemple, un archéologue australien avait découvert environ 2.000 sites potentiels en Arabie saoudite, pour moitié des tombes anciennes en pierre, grâce à des images satellite haute résolution disponibles sur Google Earth. 

Comme l'expliquait Mashable en 2011, avec toutes les nouvelles technologies qui apparaissent, l'archéologie entre dans son âge d'or.

L'archéologue Sarah Parcak y était notamment interviewée. «Archéologue spaciale», Parcak fait partie d'une communauté grandissante de spécialistes qui utilisent notamment l'imagerie satellite pour découvrir d'anciens sites. Elle a pour habitude de dire à ses étudiants: «Une image vaut des milliers de mots. Une image satellite vaut des milliers de dollars».

Charlotte Pudlowski
Charlotte Pudlowski (740 articles)
Rédactrice en chef de Slate.fr
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