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Google Plus est-il enfin en train de mourir?

Temps de lecture : 2 min

charliecurve via Flickr CC Licence by
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L’homme qui a mené l’incursion de Google dans les réseaux sociaux quitte l’entreprise. «C’est le moment de tourner la page», a écrit Vic Gundotra, dans un post sur Google Plus, pour annoncer son départ après huit ans.

Qu’est-ce que cela veut dire pour Google Plus? Si vous demandez à Google, la réponse est absolument rien. Mais si vous demandez à Alexia Tsotsis et Matthew Panzarino, journalistes à TechCrunch, cela veut dire que Google Plus n’est plus qu’un mort-vivant.

Voici ce qu’ils écrivent dans leur article, dont les sources donnent l’impression qu’elles viennent de Secret:

«De ce que nous avons pu entendre de la part de plusieurs sources, Google+ ne sera plus considéré comme un produit, mais comme une plateforme –ce qui mettra fin essentiellement à sa compétition avec les autres réseaux sociaux comme Twitter et Facebook.

Google a apparemment modifié les équipes qui formaient le cœur de Google+, un groupe dont le nombre d’employés varie de 1.000 à 1.200. En raison de ces changements d’équipes, celle de Google Hangouts se joindra à celle d’Android, et il est probable que celle de Photos en fasse de même. En fait, de ce que nous avons entendu, le talent va quitter le royaume de Google+ et va se diriger vers Android en tant que plateforme.»

J’ai demandé ce qu’il en était à un porte-parole de Google qui a insisté sur le fait que tout cela n’était «absolument pas vrai». Google m’a dit la même chose qu’à TechCrunch:

«L’annonce d’aujourd’hui n’a aucun impact concernant notre stratégie avec Google Plus –nous possédons une équipe incroyablement talentueuse qui va continuer à construire d’excellentes expériences utilisateurs au travers de Google+, Hangouts et Photos.»

Alors, Google Plus est-il vraiment mort? Pas plus qu’avant que Vic Gundotra ne parte, je suppose. Tout dépend si vous avez un jour considéré qu'il était vivant.

Quand le service a été lancé en 2011, il portait en lui les espoirs de supplanter Facebook et devenir le réseau social que l'on choisit. En fait, Google Plus est devenu le réseau social qu’on utilise en dernier recours, essentiellement peuplé d’un assortiment d’employés de Google, de déserteurs de Facebook, d’amoureux des maths et des sciences, ou de personnes qui préfèrent parler boutique sans toutes les photos de chats ou de bébés. Pour ce que ça vaut, mon ancien collègue Farhad Manjoo encense son utilité pour stocker vos photos.

En dépit de cela, et comme le New York Times l’a récemment pointé du doigt, Google Plus reste utile à Google comme un service d’identité par lequel l’entreprise peut mieux suivre ses utilisateurs via des services comme YouTube, Gmail et Google Maps. Mon collègue David Auerbach remarque à juste titre que cela a conduit Google à avoir les mêmes éléments qui irritent tellement les gens sur Facebook, sans avoir en retour les mêmes bénéfices. Et même avec le départ de Vic Gundotra, cela ne risque pas de changer, peu importe les répercussions de ce départ.

Il semble que Google va conserver l'aspect «réseau social», histoire de détourner les accusations selon lesquelles tout cela n’est que de l’exploration de données. Cela dit, il est probable qu’il n’ait pas besoin de 1.200 personnes pour fonctionner, s’il n’en a jamais eu besoin.

Facebook a peut-être gagné la bataille des réseaux sociaux, mais celle pour nos données continue –et Google Plus n’est que la cheville ouvrière de la stratégie de Google.

Will Oremus

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Traduit par G.B.

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