Les bébés pleurent la nuit pour empêcher leurs parents d'avoir des relations sexuelles et donc un autre enfant

Joachim crying / Kit4na via FlickrCC License by

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D’après une étude, les pleurs nocturnes sont motivés par l’envie d’épuiser les parents.

Si un bébé pleure en moyenne deux heures par jour, un nourrisson sur quatre pleure plus de trois heures par jour. Certains peuvent pleurer bien plus longtemps encore. Si, si, on vous le jure. Les jeunes parents en font l’amère expérience sitôt rentrés de la maternité et découvrent aussi qu’il est bien difficile de décrypter ces pleurs.

Selon le pédiatre américain T. Brazelton, un nourrisson a au moins six cris différents qui expriment la faim, l’ennui, les coliques, l'inconfort, la douleur ou le défoulement de fin de journée (aussi appelés pleurs du soir). Cette théorie fait partie de l’échelle de Brazelton, un outil d'évaluation du nouveau-né de référence.

Mais il semble qu’il manquait un barreau à cette fameuse échelle. D’après une étude relayée par le Daily Mail et menée par des scientifiques de l’université de Harvard, les bébés feraient exprès de pleurer la nuit pour monopoliser l’attention de leurs parents, les épuiser nerveusement et physiquement, et les empêcher ainsi de préparer un deuxième bébé.

Bref, les bébés pleurent pour éviter un retour de couches et pour accaparer toute l’attention des parents... mais aussi par instinct de survie.

Le professeur David Haig, auteur de l’étude, explique en effet que «la fatigue de la mère peut être considérée comme partie intégrante de la stratégie d'un nourrisson pour prolonger l’écart entre deux naissances (...), les naissances rapprochées sont associées à une augmentation de la mortalité infantile, surtout en milieu modeste ou dans les milieux ou les épidemies sont plus fréquentes».

Un raisonnement que partage Siobhan Freegard, à la tête de Netmum, un influent réseau de parents britanniques:

«Espacer les naissances permet à la mère de se remettre de l'accouchement et de rendre plus indépendant son premier enfant, augmentant ainsi ses chances de survie. Cette étude paraît donc plutôt sensée.»

Mais cette stratégie ne s’arrête pas là. Les nourrissons allaités au sein réclameraient davantage leur pitance pendant la nuit parce que l’allaitement nocturne aurait pour effet de prolonger l’aménorrhée et donc l’infertilité de la mère pendant la période d’allaitement.