LifeTech & internet

La fin est proche: les ordinateurs peuvent s'apprendre des choses entre eux, comme jouer à Pac-Man

Andréa Fradin, mis à jour le 02.04.2014 à 12 h 22

Capture d'écran de la vidéo de présentation de l'université d’État de Washington

Capture d'écran de la vidéo de présentation de l'université d’État de Washington

Jusque-là, les «humains avaient un avantage significatif sur les ordinateurs et les robots, écrit Gizmodo. Nous autres sacs à viande étions les seuls à pouvoir leur apprendre comment fonctionner». Un privilège décisif que l'humanité est peut-être sur le point de perdre...

Des chercheurs de l'université d'Etat de Washington ont en effet créé des «ordinateurs qui peuvent enseigner à d'autres ordinateurs», poursuit Gizmodo. Et le site de la fac en question de compléter:

«[Ils] ont développé une méthode permettant à un ordinateur de donner des conseils et de transmettre des compétences à un autre ordinateur d'une manière qui imite la façon dont un vrai enseignant et un étudiant pourraient interagir.»

Sauf qu'ici, l'interaction se produit via un algorithme subtilement calibré. A l'instar de la logique qui prévaut en salles de cours, l'ordinateur-enseignant doit en effet éviter de mitrailler son élève d'informations ou à l'inverse ralentir l'apprentissage en en délivrant trop peu, explique encore Gizmodo.

Plus croustillant encore, cette expérience qui signe peut-être l'avénement prochain d'un monde à la Skynet, s'appuie sur... des jeux vidéo! Ou plus précisément sur ce bon vieux Pac-Man, mais aussi le cultissime Starcraft:

«[...] Les chercheurs ont fait en sorte que les agents –le nom donné aux robots virtuels– se comportent comme des couples étudiant-professeur: les agents étudiants se sont démenés pour apprendre Pac-Man et une version du jeu vidéo StarCraft.»

Et à en croire les scientifiques américains, les ordinateurs ne se sont pas contentés d'apprendre à reproduire les conseils inculqués: ils ont même réussi à «surpasser le professeur»!

Sous ses dehors de petit jeu rigolo pour passionnés d'informatique, cette expérience est en réalité «un domaine important de la recherche en robotique –et ce n'est pas simple» à réaliser, peut-on encore lire sur le site de l'université de Washington. Elle pourrait même avoir d'énormes incidences sur la manière dont les machines réalisent leurs tâches au quotidien. 

«Dans le futur, la machine-enseignante pourrait, par exemple, permettre aux robots d'usine vieillissants d'enseigner à leur équipement de remplacement», imagine Gizmodo. Qui va évidemment un peu plus loin:

«C'est facile d'envisager comment ce même processeur pourrait s'appliquer à quelque chose comme, je ne sais pas, tuer tous les humains.»

De leur côté, les chercheurs se veulent rassurant et affirment que tous les ordinateurs, versions plus évoluées comprises, restent «très débiles», pour reprendre les mots du professeur d'Intelligence artificielle à Matthew E. Taylor, à l'origine de cet algorithme d'instruction.

Et de conclure qu'il ne faut pas s'inquiéter de voir «les robots dominer le monde». Nous voilà (presque) rassurés.

Andréa Fradin
Andréa Fradin (204 articles)
Journaliste
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte