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Chineasy, la méthode qui vous promet d'apprendre facilement le chinois

Camille Jourdan, mis à jour le 26.03.2014 à 14 h 17

Du chinois / IvanWalsh.com via Flickr CC License By

Du chinois / IvanWalsh.com via Flickr CC License By

Avez-vous déjà pensé à apprendre le chinois? Et y avez-vous déjà renoncé car c’était trop compliqué?

La méthode Chineasy, dont les premières publications viennent de paraître, va peut-être vous faire changer d’avis.

Chineasy, c’est une nouvelle façon d’apprendre le chinois, grâce à des pictogrammes.

A l’origine de cette méthode, ShaoLan Hsueh, née à Taïwan et vivant à Londres, a travaillé avec l’illustrateur Noma Bar. Sur son site, elle explique l’objectif de son projet:

«Le vrai plan derrière ce projet est de combler le fossé qui existe entre l’Est et l’Ouest.»

Mais le chinois apparaît comme un «énorme obstacle» à cela, explique ShaoLan. C’est donc pour pallier cette barrière de la langue qu’elle a mis au point une méthode pour apprendre facilement le mandarin. Si déjà plus de 50 millions de personnes dans le monde s’y sont mises (dont plus de 33.000 élèves en France), peut-être Chineasy en convaincra-t-il quelques milliers d’autres?

ShaoLan Hsueh décrit l’originalité de sa méthode:

«Ce qui rend Chineasy unique, c’est son côté visuel, esthétique, qui est facilement mémorisable, mais aussi qui permet de capter le côté marrant et moderne du chinois.»

Trois paliers permettent de progresser dans l’apprentissage du mandarin. Premièrement, les symboles seuls, que ShaoLan appelle les «composantes basiques». Ensuite viennent les «composés», puis enfin les «phrases». En voici un exemple, que vous pouvez retrouver sur le site Chineasy.org.

Le mot «personne»
«Le mot composé pour "suivre" est une combinaison entre deux composantes de "personne"»
Le mot «ciel»
«Cette phrase pour "paradis" est une combinaison de "ciel" + "personne" = "paradis"»

ShaoLan avait lancé son projet début 2013. Après un discours à la conférence du TED (technologie, loisirs et design) en février 2013, elle faisait appel au crowdfunding via le site Kickstarter. Le but? Publier le livre. Défi réussi!

Quelques critiques pourraient être adressées à la méthode de ShaoLan. En premier lieu, elle ne permet pas de connaître tous les caractères du mandarin: il y en a près de 20.000! Mais l’auteure nous rassure: pour comprendre la littérature basique, il suffit d’en connaître environ 200.

«Bien qu’il y ait plus de 20.000 caractères, la plupart des Chinois n’en connaissent que quelques milliers. Un étudiant à l’université, par exemple, va en connaître cinq ou six mille.»

Deuxième problème de Chineasy: il est essentiellement basé sur le visuel. Peut-on réellement retenir les caractères une fois qu’ils ne sont plus associés aux dessins?

En outre, même si le site donne la prononciation des mots, la méthode aide essentiellement à apprendre à lire. Mais permet-elle d’apprendre à tenir une conversation en chinois? Pour ceci, comme nous le disions, rien de mieux que l’immersion.

Enfin, un dernier obstacle peut se mettre sur notre route, pour nous, Français (mais aussi pour tous les non-anglophones): Chineasy est en anglais! Or, il est bien connu que les Français ne sont pas les meilleurs élèves en anglais… Mais heureusement, pour ceux qui auraient un problème avec la langue de Shakespeare mais qui voudraient se mettre au mandarin, des fans de Chineasy ont déjà proposé de traduire la méthode. ShaoLan déclarait dans le Financial Times :

«J’espère qu’un jour [Chineasy] deviendra un mouvement entre les langues.»

Camille Jourdan
Camille Jourdan (139 articles)
Journaliste
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