LifeTech & internet

Cloak, encore une appli qui permet d'éviter ses amis

Andréa Fradin, mis à jour le 19.03.2014 à 12 h 37

Capture d'écran de Cloak

Capture d'écran de Cloak

Après l'ère des Facebook, Twitter et autre Instagram, voiciles réseaux sociaux... «anti-sociaux».

C'est en tout cas en ces termes que se définit une nouvelle application mobile, «Cloak» («cape» ou «masquer» en anglais), décrite par le Washington Post. Ce service «utilise les check-in [sur le service Foursquare, NDLR] et d'autres informations géolocalisées pour vous aider à éviter les gens que... vous préférez ne pas voir», résume le journal américain.

Et le site spécialisé Mashable de décrire son fonctionnement, une fois l'application installée sur un téléphone:

«Connectez Cloak à Foursquare et Instagram et l'app affichera une carte qui vous localisera, ainsi que vos amis qui se sont localisés à proximité.»

Il suffit ensuite de placer une alerte sur les contacts indésirables et le tour est joué: «l'app vous préviendra quand cette personne sera dans un certain périmètre autour de vous, résume encore le site spécialisé. Un rayon d'un peu moins d'un kilomètre est défini par défaut, mais vous pouvez le règler pour le réduire à un pâté de maisons ou l'agrandir à 3 kilomètres.»

Ce n'est pas la première fois qu'un service de ce genre se retrouve propulsé sur les plateformes mobiles. Nous vous avions déjà parlé, en juin 2013, de «Hell is other people» (l'enfer, c'est les autres), fondée sur la même stratégie d'évitement.

Comme le soulève justement l'un des créateurs de Cloak dans le Washington Post, le mouvement «anti-social prend de l'ampleur». Après avoir exploré les différentes manières et prétextes de mettre en relation l'ensemble de l'humanité connectée, dans une grande recherche de «j'aime», de «retweets» et d'amitié, les concepteurs de services web et d'applications mobiles se penchent désormais sur de nouvelles formes de rapports sur Internet.

Des formats plus éphémères, plus anonymes et plus aléatoires que Twitter, Facebook et Instagram, qui tournent à la mise en scène de soi ancrée dans une communauté bien identifiée. 

On peut bien sûr penser à l'un des serpents de mer du web social, la quête du bouton «je n'aime pas» sur Facebook, ou bien encore au succès de Snapchat, qui permet d'envoyer des clichés a priori éphémères. Il y a aussi l'exemple de Whisper, censé permettre de partager des secrets de façon anonyme, et dont nous vous parlions il y a quelques mois. Dans le même genre, Rando permet par exemple d'envoyer une photo à un parfait inconnu, quelque part dans le monde.

Histoire de garder le contact, sans toutefois connaître l'identité de ses interlocuteurs.

Andréa Fradin
Andréa Fradin (204 articles)
Journaliste
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte