La fréquentation de Facebook augmenterait les risques de troubles alimentaires

Bouton «like» sur Facebook, 2010, SEO via FlickrCC Licence by

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Selon une étude de psychologie publiée fin janvier dans la revue International Journal of Eating Disorders, «l'utilisation de Facebook entretient le risque de trouble alimentaire».

Des chercheurs de l’université d’Etat de Floride ont interrogé des jeunes femmes d’un âge moyen de 18 ans. En plaçant une partie du groupe devant Facebook pendant 20 minutes, et le groupe de contrôle devant une page wikipédia et une vidéo d’ocelot –un chat sauvage, pour éviter qu’elles soient exposées à des corps humains– ils sont arrivés à la conclusion qu’il existait une corrélation, «petite mais significative», entre le temps passé sur Facebook et l’importance des troubles alimentaires.

Interrogées sur leurs habitudes alimentaires, ce qu’elle pensait de leur poids, leur niveau d'anxiété ou si elles voulaient faire de l’excercice, les femmes qui avaient passé du temps sur leur page Facebook avaient des scores plus élevés que les autres.

Les auteurs affirment que certaines pratiques sur le réseau social sont particulièrement associées à ces troubles. Selon l’étude, citée par The Atlantic:

«Les participantes avec de plus nombreux troubles alimentaires accordaient plus d’importance au fait de recevoir des commentaires sur leurs statuts et leurs photos, et plus d’importance au fait de recevoir des likes sur leurs statuts.»

Elles étaient également plus susceptibles de «détager» des photos d'elles leur déplaisant.

C’est selon Pamela K. Keel, pyschologue et co-auteure de l'article, la première étude à établir un lien entre si peu de temps passé sur Facebook et les troubles du comportement alimentaire, précise Science 2.0. La chercheuse ajoute:

«Facebook offre une manière amusante de rester connecté avec ses amis, mais il présente aussi aux femmes un nouveau média à travers lequel elles sont confrontées à un idéal de minceur qui a un impact sur leur risque de connaître des troubles du comportement alimentaire.»

Pour la psychologue, Facebook se trouve au croisement de deux influences particulièrement puissantes qui jouent comme catalyseurs de ces troubles: les médias traditionnels et l’influence sociale des pairs: «maintenant vos amis postent des photos choisissant soigneusement les photos d'eux sur leur page Facebook», sur le modèle des couvertures de magazines.

«Essayez de vous rappeler, conseille la chercheuse, que vous êtes une personne et non un objet, et ne vous présentez pas comme une marchandise qui peut ensuite être approuvée ou pas.»

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