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Quand Google fait tomber le site de la Cnil

Jean-Marie Pottier, mis à jour le 09.02.2014 à 14 h 07

Tentative de connexion au site de la Cnil, samedi 8 février au matin

Tentative de connexion au site de la Cnil, samedi 8 février au matin

Si vous êtes allé sur la page d’accueil de Google France, samedi 8 février au matin, vous avez sans doute vu un encart judiciaire rappelant la condamnation du moteur de recherche à 150.000 euros d'amende pour manquements à la loi informatique et libertés.

La cause de cette publication? La condamnation, le 8 janvier dernier, du géant américain par la Cnil pour sa politique de confidentialité des données, jugée non conforme. Cette condamnation s'accompagnait d'une obligation de publier un encart pendant 48 heures sur le site, contre laquelle Google a déposé un recours en référé devant le Conseil d'Etat, rejeté vendredi 7 février.

Et là où ça devient drôle, c’est que cette publication devant obligatoirement s'accompagner d'un lien vers la décision, mise en avant sur un site aussi fréquenté que Google.fr (15 millions de visites quotidiennes, rappelle le Huffington Post)… a fait tomber le site de la Cnil, régulièrement inaccessible samedi 8 février au matin, ce que relevaient notamment Niko GL sur Twitter, le site spécialisé SearchEngineLand ou encore le blogueur Korben:

«Slashdot effect [afflux de trafic d'un gros site vers un plus petit, ndlr] en plein début de week-end, c'est à mourir de rire. Ce message doit rester visible durant 48h. Si la CNIL ne fait pas ce qu'il faut pour éponger le trafic rapidement, son site risque de rester HS durant ces 2 jours... C'est magique!»

Les choses semblaient de retour à la normale après quelques heures, comme le notait ZDNet:

«Apparemment des mesures correctives ont été prises, et si en ce début de week-end le site web de la Cnil ne fonctionne pas tout à fait normalement, on peut avec un peu de chance arriver à lire en quoi Google avait enfreint plusieurs dispositions de la loi "informatique et libertés".

On peut imaginer que le site web de la CNIL restera très sollicité durant tout le week-end, puisque l'encart restera en place jusqu'à dimanche soir. J'ai une pensée pour les responsables web de la Cnil, qui vont passer un week-end moins calme que prévu...»

Jean-Marie Pottier
Jean-Marie Pottier (942 articles)
Rédacteur en chef, responsable de la newsletter politique «Le Jour d'après». Auteur de «Indie Pop 1979-1997» et «Ground Zero. Une histoire musicale du 11-Septembre» (Le Mot et le Reste).
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