Santé / Life

Des textos de votre mairie pour perdre du poids? L'expérience anglaise

Temps de lecture : 2 min

Capture d'écran d'une campagne anglaise de prévention contre l'obésité, "Change for life"
Capture d'écran d'une campagne anglaise de prévention contre l'obésité, "Change for life"

«Mangez des fruits et des légumes», «empruntez plus souvent les escaliers», «prenez des portions plus petites»: voilà le genre de SMS que la petite ville de Stoke-on-Trent, au nord-ouest de l'Angleterre, va envoyer pendant dix jours à 500 personnes souffrant d'obésité.

Reposant sur le volontariat des participants, l'initiative coûte près de 10.000 livres (un peu plus de 12.000 euros), soit 20 livres par personne. Si cet investissement est critiqué par l'opposition qui ne voit dans ses textos que des messages de bon sens, indique la BBC, le responsable municipal en charge de la santé, Adrian Knapper, estime pour sa part qu'il est rentable, dans la mesure où il équivaut selon lui à la prise en charge d'une «seule opération pour aider les gens à gérer leur poids».

«L'obésité a atteint des niveaux épidémiques à Stoke-on-Trent, où on estime que 28% des adultes sont obèses», explique-t-il encore. L'objectif est ici d'épargner aux personnes et à la société «de l'argent et de la souffrance», ajoute une porte-parole de la commune, en essayant de motiver les individus en surpoids à agir avant de souffrir de diabète, de problèmes cardiaques ou de toute autre conséquence de l'obésité. Un projet jugé «novateur» et réellement «rentable» par un chercheur spécialiste de la santé de l'université de Staffordshire interrogé par la BBC.

Après les dix jours d'essai, la petite ville anglaise évaluera les effets de ces textos journaliers. Avec un quart des adultes affectés, la Grande-Bretagne est l'un des pays les plus touchés par l'obésité. Les pouvoirs publics recherchent donc activement des solutions pour remédier à ce problème, qui pèse lourd sur le budget: à en croire le Financial Times, «le ministère de la Santé estime à 5,1 milliards de livres par an les coûts directement liés à l'obésité». Soit plus de 6 milliards d'euros.

Le journal britannique s'est également fait écho il y a quelques semaines d'un rapport proposant de priver les personnes souffrant d'obésité de certaines de leurs allocations dans le cas où elles refuseraient de suivre les préconisations de leurs médecins.

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En France, la ville de Strasbourg expérimente également un dispositif visant à prescrire des activités physiques par ordonnance.

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