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Des mini jeux vidéo sur Google Glass: maintenant c’est sûr, notre vie est foutue

Andréa Fradin, mis à jour le 29.01.2014 à 18 h 39

La vidéo de démonstration des mini-jeux sur Google Glass

Google multiplie les annonces concernant ses fameuses lunettes connectées. Après le lancement de montures spécialement conçues pour supporter le poids des Google Glass et des verres correcteurs (version solaire comprise), le colosse du web présente une petite démo de cinq «mini jeux». «Avec des tonnes de petits capteurs et un écran qui colle parfaitement à l’oeil, Glass est un nouvel endroit passionnant pour jouer», s’enthousiasme le blog des développeurs de Google.

Il suffit d’un «ok glass, play a game!» («Ok glass, lance un jeu!») pour que le cauchemar commence: équilibrer une pile de rectangles sur la tête d’un petit bonhomme en bougeant la tête comme un malade, faire rebondir une (fausse) balle de tennis sur un arbre (bien vrai celui-là) devant soi, fusiller des yeux une grosse boule jaune, retourner les alvéoles d’une ruche bizarre (on est peut-être un peu bête mais on avoue ne pas avoir bien compris le concept)… et enfin, notre petit préféré: exploser une boule d’un geste vif du bras devant les yeux.

Bref, vous l’aurez compris: notre vie est foutue. Loin de nous l’idée de critiquer le jeu vidéo, au contraire: sans être hardcore gamer, j’ai besoin de ma dose de Candy Crush et de Civilization chaque semaine. Et si l'on me donne la possibilité de jouer littéralement en un clin d’oeil, je suis certaine de perdre le peu d’attention que j’arrive aujourd’hui à mobiliser malgré les multiples alertes et appels du pied de ma tablette et de mon téléphone. Sans compter que Google appelle les développeurs à s'inspirer de cette démonstration pour inventer de nouveaux petits jeux: vu le succès de ces derniers en applications mobiles, il y a fort à parier que les propositions vont pleuvoir.


Balance et Clay shooter: deux mini-jeux sur Google Glass

Pire, en plus de jouer sans arrêt, on risque fort de paraître aussi ridicules que ce qu’ont déjà prédit toutes les Cassandre anti-Glass. Pour rappel, quand Google a officiellement présenté ce produit en juin 2012, certains l’avait comparé au Segway (ce véhicule monoplace un peu bizarre souvent moqué), d’autres, comme Gawker, avait tout simplement choisi de traiter de «trou du cul» tous les futurs porteurs des dites montures.

Depuis, Google multiplie les partenariats: avec le magazine de mode Vogue, avec l’un des opticiens majeurs des Etats-Unis. Manière, pour s’assurer une diffusion plus large des Google Glass. Mais à 1.500 dollars la paire, ce produit n'est pour l'instant uniquement accessible à quelques happy few

Revenons aux jeux. Ils «ne semblent pas interagir avec le vrai monde, regrette The Verge, ce qui veut dire que ces demos n'atteignent pas une véritable expérience de réalité augmentée». Peut-être nous lasserons nous donc rapidement de ces petites applications. Et enfin, rien, absolument rien ne vous force à vous coller un serre-tête connecté sur la caboche.

Andréa Fradin
Andréa Fradin (204 articles)
Journaliste
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