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Sherlock Holmes ne serait pas un bon détective dans la vraie vie

Alice Bru, mis à jour le 27.01.2014 à 11 h 25

Sherlock Holmes, joué par Benedict Cumberbatch dans l'adaptation de la BBC

Sherlock Holmes, joué par Benedict Cumberbatch dans l'adaptation de la BBC

En s'appuyant sur un livre de Maria Konnikova paru en janvier 2013 intitulé Master-mind: how to think like Sherlock Holmes, Noah Charney du Daily Beast s'est demandé si Sherlock Holmes ferait un bon détective dans une police moderne. La réponse est non.

Le journaliste a interrogé le Dr Robin Byant, directeur du département de justice pénale de l'université Christchurch de Canterbury en Angleterre qui lui a expliqué que «sa trop grande confiance en un raisonnement inductif, sacrifiant des outils logiques plus puissants, rend ses conclusions plus que suspectes». En effet, la démarche inductive, le processus mental allant de l'observation à la conclusion, le pousse à aller au plus simple.

Noah Charney se sert d'un exercice mathématique simple pour le démontrer, le problème du cercle de Moser. Considérant la suite 2; 4; 8; 16; X, il faut trouver X. Et X n'est égal ni à 32, ni à 8, bien que les réponses soient logiquement exactes. X = 31.

L'intérêt de cet exercice n'est pas mathématique, il démontre simplement qu'il y a plusieurs façons de s'attaquer à un problème et que la solution la plus évidente n'est pas toujours la bonne. Or Sherlock choisit cette solution à chaque fois. Il ne doit son succès qu'au fait que Sir Arthur Conan Doyle tire toutes les ficelles à son avantage, avantage que n'ont pas les enquêteurs de la vraie vie.

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