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Des prothèses de bras imprimées en 3D à 75 euros pour le Sud-Soudan

© Daniel Project - Not Impossible Labs

Not Impossible Lab, une société californienne, a mis au point une prothèse imprimée en 3D pour venir en aide aux amputés des membres supérieurs. Mais cette prothèse a une particularité: elle ne coûte que 100 dollars (75 euros) et six heures suffisent pour l'imprimer.

Tout commence en mars 2012, raconte le site Raw Story. Daniel Omar, un adolescent soudanais, perd ses deux mains dans un bombardement. A un reporter du Time, il explique qu'il aurait préféré mourir dans l'explosion plutôt que de continuer à vivre infirme, conscient qu'il est une charge pour sa famille.

A des milliers de kilomètres de là, Mick Ebeling, le fondateur de Not Impossible Lab, est touché par le cas de Daniel. «J'ai trois petits garçons, explique-t-il au magazine américain Time. C'était dur pour moi de lire l'histoire d'un jeune garçon qui a perdu ses bras

Mick Ebeling, qui a déjà mis au point des lunettes permettant à des personnes paralysées de communiquer en suivant le mouvement des pupilles, se penche sur la conception d'une prothèse pour aider Daniel —selon Raw Story, et même si on dénombre plus de 50.000 amputés au Sud-Soudan, les prothèses n'y sont pas la priorité des ONG. En novembre 2013, il s'envole pour le Soudan, deux imprimantes 3D dans ses bagages, à la recherche de Daniel.

La prothèse Project Daniel, c'est son nom, fonctionne grâce à un système de câbles qui agissent comme des tendons, détaille le Guardian, ce qui limite le nombre de ses bénéficiaires: il faut que l'amputation ait laissé un moignon du membre pour pouvoir l'actionner. Quand le patient bouge son moignon, cela tend ou détend les câbles, qui plient et déplient les doigts.

«Permettre à Daniel de se nourrir seul était un aussi grand moment que la naissance de mes enfants», raconte Mick Ebeling, qui précise que le garçon ne s'était plus alimenté de lui-même depuis son amputation, deux ans auparavant.

Cependant, la prothèse doit encore être améliorée, explique Time. Le contrôle des doigts manque de précision, elle ne permet pas de soulever de lourdes charges et des pièces spécifiques sont nécessaires pour toutes les tâches requérant des ustensiles.

Depuis, Mick Ebeling est retourné en Californie, sans ses imprimantes: il les a laissées à l'hôpital local, où plusieurs travailleurs spécialement formés, dont Daniel, y fabriquent un bras par semaine.

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