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Voici comment votre chat vous voit: un gros chat un peu débile

Andréa Fradin, mis à jour le 13.01.2014 à 12 h 42

Do I look happy to you? / Jim Kenefick via FlickR Licence CC by SA

Do I look happy to you? / Jim Kenefick via FlickR Licence CC by SA

Ils ont beau régner en maîtres sur Internet (ou pas d’ailleurs selon certains), et sont peut-être en ce moment même vautrés sur votre clavier, les chats sont en réalité loin d’être de dociles animaux domestiques.

Ces bestioles sont restées en grande majorité sauvages, à en croire John Bradshaw, biologiste à l’université de Bristol et expert des interactions entre l’Homme et l’animal. A la différence des chiens, les chats ont en effet été domestiqués sans se voir attribuer un rôle déterminant dans notre quotidien. Et près de 85% des accouplements impliqueraient encore aujourd'hui des chats sauvages, avance le chercheur britannique dans un ouvrage intitulé Cat Sense, qui compile selon le New York Times «les meilleures réponses que la science peut aujourd’hui apporter» aux questions que se posent les fanas des chats.

Cruelle déception pour tous ceux qui se présentent comme le «papa» ou la «maman» de leur cher minou, l’ouvrage explique que ce dernier considère globalement les humains comme une «combinaison des mères de substitution et plus largement, de chats non hostiles», rapporte le New York Times. «Un chat un peu plus gros, débile», résume Cnet, doublé d’une «maman chat».

Et lorsque votre félin dépose sur votre palier un écureuil décapité ou une mésange éventrée, sachez qu’il ne s’agit en rien d’un cadeau à votre attention, mais tout simplement d’un trophée de chasse délaissé. Comme l’indique le New York Times:

«Quand les chats rapportent leur proie à la maison, dit [John Bradshaw], c’est un effet secondaire de leur stratégie de chasse […]. Il vaut mieux déposer les proies dans un endroit sûr où elles peuvent être mangées en paix. Mais une fois leur prise ramenée à la maison, ils se rappellent alors que la nourriture pour chat est bien meilleure, de telle sorte que le rongeur fraîchement tué se retrouve abandonné au sol (...)»

Outre ces révélations, le livre se penche aussi sur un ensemble de mythes qui font l’aura des chats. Pourquoi les chats restent-ils bloqués dans les arbres? Parce que l’orientation de leurs griffes ne leur permet pas de redescendre. Pourquoi sont-ils des as de la voltige? Parce qu’ils ont la capacité de transformer leur corps en un parachute qui «limite la vitesse de chute à un maximum de 53 miles à l’heure» (soit 85 km/h), explique le chercheur cité par Le Guardian.

Selon l’universitaire, les chats gardent néanmoins encore une part de mystère, que l’humanité ne lèvera peut-être jamais, car les chats en tant qu'espèce sont à l'en croire menacés, comme le rapporte le Daily Mail:

«Plus j’étudie les chats, du plus sauvage au siamois le plus choyé, plus je suis convaincu que nous ne pouvons plus considérer [leur existence] comme acquise: une approche plus réfléchie de la reproduction et de l’élevage de chats est nécessaire si nous voulons leur assurer un avenir.»

Si vous faites partie en revanche de ceux qui attendent patiemment cette chat-pocalypse et que vous êtes plutôt team chien, John Bradshaw a aussi pensé à vous avec Dog Sense ou In defense of dogs, best-seller au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, à en croire la page du chercheur. Deux livres qui se penchent comme leur titre l’indique sur nos relations à nos chers toutous. Pour changer un peu de ces matous.

Andréa Fradin
Andréa Fradin (204 articles)
Journaliste
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