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Lire un bon livre stimule longtemps le cerveau

Slate.fr, mis à jour le 29.12.2013 à 11 h 03

Entrer dans le nouveau monde d’un roman ou d’une nouvelle a des effets scientifiquement mesurables sur notre cerveau qui se prolongent après la lecture.

shuttershack  via Flickr LicenseCC By

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Se plonger dans un livre passionnant et dans son univers est une expérience sans pareille que tous les lecteurs ont connu et recherchent avidemment. Mais elle va au-delà du simple «bonheur de la lecture». Entrer dans le nouveau monde d’un roman ou d’une nouvelle a des effets scientifiquement mesurables sur notre cerveau et qui se prolongent pendant plusieurs jours après la lecture.

C’est une étude récente menée aux Etats-Unis par la Emory University qui démontre que lire un bon livre peut augmenter les connexions à l’intérieur du cerveau et créer des changements neurologiques persistants qui correspondent un peu à la mémoire musculaire qui permet de s’adapter aux efforts demandés.

Les changements dans le cerveau après des lectures «significatives» ont notamment été enregistrés dans le cortex temporal gauche, une zone du cerveau associée à la réceptivité du langage et aux sensations motrices. Les neurones de cette région du cerveau sont notamment liées aux sensations selon lesquelles nous faisons quelque chose sans le faire réellement. Par exemple, penser à courir peut activer des neurones associés avec l’acte physique de la course.

«Les changements neuronaux que nous trouvons associés avec des sensations physiques suggèrent que livre un roman peut vous transporter dans le corps du protagoniste» explique le Professeur Gregory Berns, spécialiste des neurosciences, qui a mené l’étude. «Nous savions déjà que les bonnes histoires pouvaient vous transporter dans les chaussures de quelqu’un d’autre au sens figuré. Maintenant, il semble que quelque chose se passe aussi en terme biologique».

Vingt et un étudiants ont pris part à l’étude et ont tous lu le même livre, un roman à suspense, Pompéi, écrit en 2003 par Robert Harris et choisit pour ses multiples rebondissements. Pendant 19 jours, les étudiants ont lu des parties du livre et ont eu ensuite systématiquement des scanners du cerveau le lendemain matin. Les scanners se sont poursuivis pendant 5 jours après la fin de la lecture du livre. Il en ressort que les changements neurologiques détectés pendant la lecture ont continué pendant les 5 jours ayant suivi la fin de celle-ci.

«Même si les participants ne lisaient plus le roman, ils conservaient une plus grande connectivité cérébrale», souligne le Professeur Berns. Conclusion: il ne faut jamais cesser de lire.

 

 

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